Un point frustrant pour l'ASSE à Nancy (1-1). Sur la pelouse, les Stéphanois se sont cassé les dents sur un bloc compact difficile à contourner. Pourtant, Philippe Montnaier avait choisi de reconduire le dispositif qui avait permis le large succès face à Annecy le week-end précédent (4-0). Décryptage dans le Sainté Night Club

Un léger coup d'arrêt sans doute. Mais rien qui ne vienne freiner le sprint final. En laissant filer deux points précieux ce samedi, l'ASSE ne s'est pas rendue la tâche facile.

Face à un bloc nancéien en place et discipliné, les hommes de Philippe Montanier n'ont pas su exploiter un 3-4-3 pourtant redoutable face à Annecy. Conscient des difficultés, le technicien a même ajusté son plan en cours de match, apportant davantage de stabilité avec un passage en 4-2-3-1.

L'ASSE piégée par le plan Nancéien

Une heure avant le coup d'envoi, le dispositif annonçait pourtant une opposition réussie. "Quand j’ai vu la composition, je ne serais pas honnête si je disais que je n’étais pas d’accord avec Montanier", souligne Bérenger Tournier, journaliste au Midi Libre et chroniqueur pour le SNC.

Mais dès la sixième minute de jeu, les Verts ont concédé l'ouverture du score, faute à une entrée en matière compliquée par le bloc nancéien. "Je m’attendais à voir une équipe qui allait jouer bas, essayer de nous embêter avec un bloc très compact", assure le journaliste.

Surtout, l'ASSE est tombée la tête la première dans le plan de jeu instauré par Pablo Correa. "Eux ne sont jamais aussi forts que lorsqu’ils doivent courir après le ballon, ne pas faire le jeu et exploiter les contres. On s’est fait piéger d’entrée de jeu. Tu essaies de revenir, tu insistes, mais tu te heurtes à un bloc qui est vraiment très compliqué à contourner. Et on ne trouve pas les solutions, tout simplement."

Un scénario qui, pourtant, n'est pas inconnu des Stéphanois. "Face à des équipes extrêmement regroupées, Saint-Étienne a beaucoup de mal", relève Alexandre, rédacteur et chroniqueur pour Peuple Vert.

La faute à Philippe Montanier ?

Certes, le 3-4-3 n'est pas à jeter. Loin de là. C'est plutôt de son utilisation qu'il est question. "C’était un pari de faire jouer ses forces les plus vives", indique Alexandre. Avec un Zuriko Davitashvili sélectionné avec la Géorgie, ou un Lucas Stassin aux États-Unis avec la Belgique, certains Stéphanois étaient sans doute moins en jambe ce samedi.

Après la victoire face à Annecy, les Stéphanois ont peut-être laissé place à un excès de confiance. "On a réussi à aller gagner 4-0, face à une équipe qui ne nous réussit pas forcément toujours. C’était positif. Mais il n’y avait pas non plus beaucoup d’adversité contre Annecy. Peut-être que les Verts se sont vus plus beaux qu'ils ne l'étaient."

Ce léger contretemps pourrait servir pour la fin de saison. "Contre Nancy, une équipe qui joue le bas de tableau, on a bien vu que ce n’était pas simple. Cela montre qu’il y a de la qualité dans toutes les équipes de Ligue 2."