Arrivé en provenance de Guingamp, Sohaib Naïr est la première recrue de l'ASSE version Ian Cathro. Déjà suivi l'hiver dernier, le défenseur central s'est engagé jusqu'en juin 2030 dans le Forez. Journaliste pour Ouest-France et suiveur de l'EAG la saison dernière, Antoine Piras le présente.
C'est officiellement la première recrue de l'ASSE sous l'ère Ian Cathro. Sohaib Naïr s'est engagé jusqu'en juin 2030 avec les Verts. Défenseur central de 24 ans, le droitier évoluait du côté de Guingamp depuis juillet 2022 après avoir été formé du côté du Toulouse FC. Un profil suivi de longue date par le club du Forez. En effet, le Franco-Algérien était déjà proche de s'engager avec l'ASSE l'hiver dernier. Un transfert qui ne s'était finalement pas fait, la direction stéphanoise ayant probablement trouvé son compte avec Julien Le Cardinal alors que les Bretons se montraient difficiles en affaire.
Naïr compatible avec la philosophie du nouveau coach de l'ASSE
Problème, il est peu dire que les problèmes défensifs stéphanois sont toujours présent. Après avoir terminé la saison à une pauvre troisième place avec 38 buts encaissés en 34 matches, les Verts ont craqué en barrages à Nice. Une lourde défaite 4-1 qui a sonné le glas des espoirs de remontée en Ligue 1 d'un club pourtant surdimensionné pour la Ligue 2. Un échec et un retour à la case départ pour l'ASSE, qui a donc confié son destin à l'Écossais Ian Cathro. Et le technicien a choisi sa première recrue en la qualité de Sohaib Naïr.
Un profil qui coche toutes les cases de la philosophie prônée par le nouvel entraîneur stéphanois, comme Peuple Vert vous le détaillait il y a quelques jours. Droitier jouant dans l'axe gauche de la défense, le Franco-Algérien séduit notamment par sa qualité de relance. Un point fort souligné par Antoine Piras, journaliste pour Ouest-France ayant suivi la saison guingampaise. "On a vu que Guingamp a eu l’une des pires défenses du championnat. Pourtant, il a été l’un des meilleurs joueurs cette année. C’est un défenseur agressif, avec une bonne pointe de vitesse et performant de la tête. Avec le ballon, il est à l’aise même si il peut parfois se mettre en danger. Il lui arrive fréquemment de porter le ballon pour amener du danger. Il est plutôt régulier même s'il reste quelques sauts de concentration."
Une fragilité physique ?
11es du championnat avec la 15e pire défense, les Bretons avaient d'abord dû faire sans Sohaib Naïr. En effet, victime d'une déchirure des ligaments de la cheville en toute fin de préparation estivale, le défenseur n'avait lancé sa saison que le 22 novembre à Amiens (1-2). "Il s'est rapidement mis au niveau, assure Antoine Piras. Il a d'ailleurs eu une très bonne période durant l’hiver lui permettant d’être appelé une deuxième fois avec l’Algérie en mars dernier. Je me rappelle de son match contre Troyes (victoire 1-0) où il avait muselé Ripart puis Bentayeb. Il avait dégagé une telle puissance !"
Les blessures, le mal (trop) récurrent de l'ASSE ces dernières saisons. En témoignent notamment les longues absences de Maxime Bernauer et Chico Lamba en défense centrale. Et au vu des 105 matches joués par Sohaib Naïr ces cinq dernières saisons, soit 21 de moyenne, une certaine inquiétude pointe. Mais le journaliste costarmoricain l'assure, le Franco-Algérien est solide. "Il a manqué plusieurs mois pour une blessure à la cheville mais hormis ça, il a toujours été présent. Les rares alertes qu’il a eues étaient seulement sur des coups mais jamais pour des blessures musculaires. Je pense qu’il y n’y a pas de crainte à avoir sur son physique."
Un leader qui ne se cache pas face aux difficultés
Un point fort ressort toutefois du profil du défenseur. En manque cruel de meneurs si l'on excepte Le Cardinal, l'ASSE l'a payé en fin de saison, avec trois défaites consécutives à Bastia (2-0), face à Troyes (0-3) et à Rodez (2-1). Une série cauchemardesque qui a coûté la place dans le top 2 aux Verts. Mais avec Sohaib Naïr, le club du Forez trouve un leader. "Dans le groupe, il n'a pas hésité à recadrer ses partenaires lors des périodes difficiles, assure Antoine Piras. Selon moi, il a le niveau pour être parmi des candidats à la montée. Je le pense capable de s’imposer à Saint-Etienne même si il lui reste à gommer ses petites erreurs."
Autre point à surveiller au moment de signer dans un club comme l'ASSE ? La capacité à résister à la pression du public dans un Chaudron qui ne devrait pas pardonner une nouvelle saison ratée. "Au niveau de la pression des supporters, ça ne devrait pas être un problème. Quand ça a été plus difficile avec les supporters guingampais, il ne s'est jamais caché. J'ai hâte de le voir à Saint-Étienne", pointe le journaliste de Ouest-France.
