L’ASSE s’est incliné 1-0 en supériorité numérique contre Reims. Les coachs des deux équipes ont réagi à l’issue de la rencontre. Voici leurs mots.
Karel Geraets (coach de Reims) : «
C’est simple, on a tout donné. On a montré beaucoup de caractère,
comme je l’ai demandé. Si on parle de l’ensemble du match, la
première mi-temps était assez fermée, avec peu d’occasions des deux
côtés. Ça allait se jouer sur des détails. Martial (Tia) prend un
carton rouge et c’est un détail qui a fait pencher le match. On n’a
pas fait que reculer. On a quand même essayé par moments d’être
dangereux, avec le but d’Hafiz, qui est un beau
but.
Il y a la victoire, et je sais que ça a commencé à parler du
fait qu’on ne gagnait pas contre des concurrents directs. On a
battu l’ASSE, donc c’est positif. On continue sur la même voie. Il
faut garder les pieds bien sur terre et, le week-end prochain, ce
sera encore un gros match.
Abdoul Koné veut jouer attaquant partout, mais qu’il continue à
jouer comme il joue actuellement en défense centrale : il a
vraiment fait un match très solide. Mentalement, il progresse,
c’est un vrai guerrier. C’est un joueur qui voulait jouer.
»
« Nous avons été stréssés »
Eirik Horneland (coach de l’ASSE) : «
Je me sens très déçu. C’était un match serré. Au début, c’était
très fermé, même si nous avons eu des initiatives. Nous étions
optimistes en deuxième période, mais j’ai l’impression que Reims
attaquait davantage.
Avec le carton rouge, on s’est dit que nous pourrions montrer
une belle dynamique, mais les trente dernières minutes ont été très
mauvaises. Nous avons manqué de rythme et de patience. Je pense que
nous avons bien joué en première mi-temps. C’est un match
compliqué, avec deux des meilleures équipes de ce championnat,
d’après moi.
C’était serré, chaque
équipe a eu ses opportunités, et ils ont été meilleurs que nous en
deuxième période. Nous avons été stressés, nous n’avons pas réussi
à jouer simple ni à trouver un bon rythme. Ce sont ces trente
dernières minutes qui me déçoivent, car les soixante premières
m’allaient.
Ce n’est pas seulement une question de pression : il faut être
calme avec le ballon. Nous avons joué trop vite, il faut savoir
renverser le jeu. Après le carton rouge, nous avons fait des
erreurs dans la construction, ce qui leur a donné de l’espoir.
C’est comme ça qu’ils ont cassé notre rythme et nous n’avons pas
trouvé de solution.
« Non l’équipe ne progresse pas » (Horneland après Reims-ASSE)
Non, l’équipe ne progresse
pas. Nous avions bien commencé la saison, mais après Montpellier,
nous avons du mal à trouver une bonne dynamique. Il y a aussi des
problèmes liés au onze de départ et aux blessures, mais il y a
beaucoup de difficultés. Nous n’avons pas été assez bons pour
obtenir des résultats.
Les choix Pedro/Ferreira et Moueffek ? C’est un problème, car
nous avons dû remplacer un joueur en première période alors qu’on
voulait le faire jouer 60 à 70 minutes. On a dû faire ce choix. Si
j’avais pu, je l’aurais laissé sur le terrain, mais c’est le risque
quand on fait un changement tôt. C’était peut-être le mauvais
choix. Si je pouvais recommencer, je ferais
différemment.
Pour Pedro, je voulais le mettre face à l’ailier gauche
(Nakamura), car il l’a bien contrôlé. Ferreira avait déjà joué
trois ou quatre fois dans l’axe, donc nous ne voulions pas faire
trop de changements à la fois.
La colère des supporters ? Je l’accepte et je la comprends.
Nous n’arrivons pas à obtenir les résultats ni les performances de
qualité que nous voulons. Nous avons affronté une belle équipe à
l’extérieur, et ce sont surtout ces trente dernières minutes qui
sont frustrantes. »


