Seule certitude ce samedi pour l'ASSE : Eirik Horneland vivra son dernier match face à Boulogne. Dans un contexte tendu, la pression sera entièrement sur les épaules des Verts. L’USBCO, elle, n’a rien à perdre en se déplaçant dans le Chaudron. Kévin Carmina, journaliste pour La Voix du Nord, nous livre son regard sur cette 21ᵉ journée de Ligue 2.

Avec un retard à l'allumage, les hommes de Fabien Dagneaux ont passé Noël au chaud. Quinzièmes avant leur déplacement à Geoffroy-Guichard, les Boulonnais reviennent pourtant de loin.

Prévenu seulement fin juillet de sa promotion en seconde division, l'USBCO n'avait pas bâti un effectif taillé pour le niveau. En attestent les quatre défaites consécutives qui ont suivi le démarrage de l'exercice 2025-26. Depuis, Boulogne a su grappiller quelques précieux points, malgré quelques lourds accrocs, comme face à Reims (défaite 2-6).

Les joueurs de Fabien Dagneaux abordent toutefois l'opposition de ce samedi avec frustration. En supériorité numérique, l'USBCO s'est fait rattraper dans les derniers instants face au Red Star, avant de concéder le nul (2-2).

PV : Comment analyser la première partie de saison de Boulogne ?

KC : "Les Boulonnais sont assez satisfaits de leur première partie de saison. L’objectif de l’USBCO, c’était avant tout de rester au contact des équipes qui jouent le maintien, sans être décroché. Et, au vu du contexte, ils avaient raison de redouter le pire.

Bien sûr, tu ne peux pas réellement te satisfaire d’une place en bas de tableau. Mais, compte tenu de tout ce qu’ils ont traversé, cette 15e place est perçue comme globalement très positive. Le club ne vise qu’une chose cette saison : se maintenir. Terminer, dans le pire des cas, à la place de barragiste, mais en laissant au moins trois équipes derrière. Pour ça, ils signeraient tout de suite."

PV : Boulogne figure parmi les pires défenses de Ligue 2, son principal point faible ?

KC : "C’est un secteur un peu compliqué, c’est vrai. Ils ont encaissé 31 buts. Il y a notamment ce fameux match contre Reims.

Mais, de manière générale, je ne trouve pas que la défense soit un réel point faible. Boulogne a la réputation d’être une équipe difficile à manœuvrer. Elle s’appuie sur un socle défensif qu’elle tente de solidifier en Ligue 2. Il a fallu du temps pour trouver la bonne formule, avec une défense à quatre et deux latéraux de formation qui jouent quasiment piston, voire ailier.

Certes, c’est un club qui joue le maintien. Ce ne sont pas les meilleures défenses du championnat, mais le socle est correct. "

PV : Face au Red Star, Boulogne a concédé le nul. Quels enseignements tirer de cette opposition ?

KC : "Les Boulonnais ont terminé très frustrés. Ils marquent un but à la dernière minute, refusé pour une faute très litigieuse. (...) Ce qu’il faut retenir, c’est qu’ils étaient très satisfaits d’avoir tenu tête au Red Star sur l’ensemble du contenu. Surtout en première période, à 11 contre 11, où ils ont eu deux énormes occasions d’ouvrir le score.

Boulogne a vraiment réalisé une belle première période. Certes, en fin de première période, ils prennent un but un peu contre le cours du jeu. Et en deuxième, alors qu’ils sont en supériorité numérique, ils finissent par craquer.

(...) Il y a un petit regret, oui, mais le sentiment dominant reste positif. Ils préfèrent retenir les enseignements positifs de cette rencontre."

PV : Comment aborder ce match à Geoffroy-Guichard ?

KC : "Face à l'ASSE, c’est un match bonus. C’est la plus grosse affiche de Ligue 2, dans un contexte très particulier. Ils n’ont rien à perdre.

Toute la pression est sur Saint-Étienne. Et, Boulogne va clairement jouer là-dessus. C’est une situation un peu déroutante, avec un entraîneur stéphanois qui s’apprête à vivre son dernier match

En janvier, Boulogne aura affronté Guingamp, Montpellier, le Red Star et Saint-Étienne. Et, trois fois à l’extérieur. Donc, quoi qu’il arrive, leur mois est déjà réussi. Ce match contre l’ASSE est un bonus total.

Et, quand une équipe arrive sans pression, dans ce genre de contexte, ce n’est jamais bon signe pour l’adversaire."