L’AS Saint-Étienne (ASSE) s’est inclinée à Reims (1-0) ce samedi 24 janvier, en Ligue 2. Une défaite qui pourrait coûter très cher à Eirik Horneland.
Pourtant en infériorité numérique pendant plus de 30 minutes, le Stade de Reims a réussi à faire tomber l’ASSE sur sa pelouse. Les Verts ont manqué de réussite pendant une petite heure de jeu, puis de caractère après le carton rouge de Tia (55e). Au final, le résultat est négatif et Eirik Horneland n'y est pas pour rien. De quoi plonger le club encore un peu plus dans le doute.
Avec 25 millions d’euros investis l’été dernier, personne ne s’attendait à voir Saint-Étienne stagner hors du podium après 20 journées. Au contraire, le projet affiché était clair : jouer la montée, et vite. Aujourd’hui, cet objectif s’éloigne dangereusement.
La défaite de trop pour Horneland à l’ASSE ?
Depuis son arrivée en décembre 2024, Eirik Horneland avait apporté un souffle nouveau, sans pour autant sauver l'ASSE d'une descente. La confiance lui avait été redonnée l’été dernier. Il devait être l’homme de la remontée. Mais la dynamique semble s’être brisée. Et selon nos informations, le technicien norvégien est désormais en grand danger, plus qu'il ne l'a jamais été depuis un an. Bien que rien ne soit encore acté, le board s'inquiète de ne pas remplir les objectifs en fin de saison.
Déjà fragilisé par les mauvais résultats de la phase aller, Horneland voit sa situation se compliquer sérieusement. La défaite à Reims pourrait être la goutte d’eau. Surtout face à une équipe réduite à dix durant plus d’une demi-heure. S'il n'a rien annoncé à ses joueurs hier, Horneland se sait sur la sellette.
En coulisses, la direction réfléchit depuis plusieurs semaines. Les tensions internes et l’attente d’un retour en Ligue 1 pèsent lourd. Il est encore difficile de dire si un licenciement pourrait intervenir dans les prochains jours ou si une dernière chance pourrait être laissée contre Boulogne. Mais une chose est sûre, un changement en cours de saison n’est plus tabou du tout. D'autant plus qu'au sein du vestiaire, les choix tactiques de l’entraîneur comme les séances ne parviennent pas à convaincre l’ensemble du groupe.
Une ambition en décalage avec les résultats
Avec un effectif renforcé et l’un des plus gros budgets de la division, l’ASSE est loin des standards espérés. Quatrième avec 34 points, Saint-Étienne reste dans la course, mais recule mentalement. À titre de comparaison, Troyes en compte déjà 41.
La frustration grandit chez les supporters comme dans les bureaux. L’ASSE a dépensé, recruté, structuré… mais ne gagne pas. Pire encore : elle perd les matchs censés faire la différence, comme celui de samedi.
Le calendrier à venir n’offre que peu de répit. Et le temps presse. Si le club veut encore croire à une remontée en Ligue 1, des décisions fortes devront être prises rapidement. Comme souvent, l’entraîneur pourrait être le premier fusible à sauter. Les prochains jours seront à surveiller de près.
Jusqu'à quand les dirigeants de l'AS Saint-Etienne vont garder leur marionnette, Eirik Horneland, sur le banc ?
La question vaut aussi pour le propriétaire : jusqu'à quand va-t-il laisser Huss Fahmy, Ivan Gazidis et Jaeson Rosenfeld diriger le club à distance comme ça ?
— Romain Molina (@Romain_Molina) January 24, 2026