Après trois défaites consécutives, l’ASSE n’a pas profité du nul du Mans. En signant sa dixième défaite de la saison, le club ligérien n’a pas encore dit adieu à la montée directe. Voici les enseignements d’une défaite qui n’enterre pas encore les Verts.
L’AS Saint-Étienne (ASSE) a connu une soirée particulièrement frustrante sur la pelouse du Rodez AF. Pourtant, les hommes de Philippe Montanier ont rapidement mis le pied sur le ballon, imposant leur rythme dès les premières minutes. Mais une nouvelle fois cette saison, cette domination est restée stérile, laissant des espaces à des Ruthénois redoutables en transition. À la 17e minute, Miladinovic a perdu un ballon après un corner stéphanois repoussé. Baldé a alors concrétisé un contre rapide en éliminant Old avant de tromper Larsonneur d’un tir précis, aidé par le poteau.
Les Verts ont tenté de réagir dans la foulée. Boakye s’est illustré avec une frappe puissante, bien repoussée par Braat. Malgré une possession largement en leur faveur, les Stéphanois ont manqué de précision dans les derniers gestes. Juste avant la pause, Baldé a même failli doubler la mise en trouvant la barre transversale. Rodez, fidèle à son jeu direct, virait logiquement en tête à la mi-temps.
Au retour des vestiaires, la pression stéphanoise s’est accentuée, mais l’efficacité est restée du côté aveyronnais. À la 54e minute, Baldé s’est offert un doublé en profitant d’un ballon mal dégagé. L’ASSE a continué d’y croire. Cardona a réduit l’écart en fin de match, redonnant espoir aux siens, mais ni Appiah ni ses coéquipiers n’ont réussi à égaliser. Dominateurs mais inefficaces, les Verts laissent filer des points précieux.
Montanier sans solution pour relancer la machine
Philippe Montanier a tout tenté. En vain. Face à Rodez, le coach stéphanois a multiplié les ajustements tactiques sans jamais trouver la bonne formule. Un 3-5-2 au coup d’envoi, un passage en 3-4-3 à la pause, puis un retour à quatre défenseurs après la blessure de Pedro.
Trois systèmes, trois tentatives, mais une même impression : celle d’une équipe sans repères. Malgré une possession largement en faveur des Verts, le jeu est resté stérile, prévisible, sans véritable danger constant. Pire, chaque perte de balle a exposé une équipe déséquilibrée. Montanier cherche encore la solution, mais à une journée de la fin, le temps presse. Et les réponses tardent à venir.
Déjà privée de nombreux joueurs, dont peu sont en mesre d’espérer jouer face à Amiens, l’ASSE a perdu Kévin Pédro à Rodez. Le jeune défenseur formé au club est sorti touché en seconde période. Gautier Larsonneur a lui subi un choc au genou en se heurtant à son défenseur Mickaël Nadé. Le portier avait une poche de glace en quittant le Stade Paul-Lignon.
Malgré tout, l’ASSE peut encore y croire
Le constat est dur, mais tout n’est pas perdu. Malgré cette nouvelle défaite, la dixième de la saison, Saint-Étienne reste en vie dans la course à la montée en Ligue 1. Avant la dernière journée, les Verts ne comptent que deux points de retard sur Le Mans. Un écart qui laisse une porte ouverte, même si elle est étroite.
Il faudra un scénario favorable, mais aussi une réaction immédiate. L’ASSE n’a plus son destin totalement en main, mais elle peut encore espérer. Dans une fin de saison aussi folle, tout reste possible. À condition de montrer un autre visage face à Amiens, tout en espérant un faux pas du Mans face à des Bastiais qui joueront leur survie.
Une attaque et une défense en panne totale
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Offensivement, l’ASSE n’avait plus marqué depuis deux matchs. Il a fallu attendre la 89e minute pour voir Cardona relancer un semblant d’espoir. Trop tard. Trop peu. Dans le jeu, les occasions existent, mais la finition fait défaut. Si Braat a brillé sur plusieurs tentatives, les verts ne semblaient pas en mesure d’inquiéter réelement le RAF sur leurs attaques.
Défensivement, le constat est tout aussi inquiétant. Sept buts encaissés sur les trois derniers matchs. C’est plus que sur les treize rencontres disputées entre le 1er janvier et le 11 avril. Un effondrement brutal. Les Verts ne maîtrisent plus leurs temps faibles et se font punir sur chaque erreur. À ce stade de la saison et au vu de l’enjeu, ce déséquilibre est fatal.