Il n'a plus le maillot vert sur le dos, mais Ismaël Diomandé a toujours l'ASSE dans la peau. L'ancien milieu stéphanois, aujourd'hui retraité à 33 ans, a livré un message fort avant la dernière journée. Sainté doit monter. Point.
Diomandé (Ex-ASSE) : "Cette année, il faut monter"
Ismaël Diomandé ne prend pas de gants. Passé par le Chaudron entre 2012 et 2016, l'ancien international ivoirien suit encore chaque match des Verts avec une intensité intacte. Il a dit tout haut ce que les supporters pensent tout bas : "Cette année, il faut monter. Quand tu vois le stade, les supporters… Sainté, c'est comme Marseille ! Dix fois champion de France, ce n'est pas normal que Sainté soit en Ligue 2."
Le ton est donné. Superstitieux, Diomandé avoue d'ailleurs qu'il préfère ne pas trop parler du club de peur de lui porter la poisse : "Je ne vais pas trop parler de ça, parce que quand je parle, ça ne nous porte pas chance !" Mais l'urgence de la situation l'a poussé à s'exprimer malgré tout.
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ASSE : "Collectivement, ça marche bien"
Ismaël Diomandé a toute confiance envers le groupe actuel. Pas d'angélisme, mais une lecture de ce qu'il voit : "Il y a pas mal de jeunes, le petit Mickaël Nadé derrière. Il y a pas mal de bons joueurs, qui grandissent ensemble, c'est bien. Cette année, je trouve qu'ils sont plus forts collectivement, il n'y a pas forcément qui sort du lot. Collectivement, ça marche bien. Ils ont un bon coach, un bon directeur sportif."
Un collectif de l'ASSE sous Montanier : un bloc solide plus solide qui va devoir batailler pendant play-offs et barrages (si qualificiation).
Sainté, "ma maison, c'est tout pour moi"
Au-delà du contexte sportif, Diomandé tient à rappeler ce que représente l'ASSE pour lui. Ce n'est pas une simple nostalgie : "C'est mon club de cœur, c'est ma maison, je leur serai toujours reconnaissant, à vie. C'est un club qui m'a tout donné. Sainté, c'est mon club de cœur. C'est tout pour moi."
Il se souvient de ses premiers pas au Chaudron avec précision. Sa première titularisation en Ligue 1 au Parc des Princes, en mai 2012, face au PSG qatari naissant : "Je ne savais même pas que j'allais jouer. Le coach n'avait pas fait de causerie à l'hôtel. On arrive au stade, il annonce l'équipe. Je me vois titulaire. Tu imagines la pression pour un jeune ! C'était le début du PSG qatari. Blaise venait de signer là-bas. Momo Sissoko avec lui au milieu. Il y avait Nenê et Jérémy Ménez devant. J'ai fait un gros match, ça s'est super bien passé."
ASSE : Un vestiaire de monstres et un maillot de l'Atlético
Diomandé se souvient aussi du vestiaire qu'il a intégré à ses débuts, avec une belle liste de noms : Matuidi, Aubameyang, Sinama-Pongolle, Sako, Lemoine, Battles. "Je suis arrivé dans un vestiaire de monstres. C'était comme devant ma télé. Il y avait une équipe de fous !"
Parmi les anecdotes qui l'ont marqué, une en particulier : "Florent Sinama-Pongolle m'avait offert un maillot de l'Atlético Madrid floqué Agüero, j'étais comme un fou !" Des souvenirs de gamin qui deviennent pro du jour au lendemain, dans l'un des clubs les plus mythiques du football français.
La Coupe de la Ligue 2013, la finale, le banc, le trophée au bout : "Les gens ne regardent que la finale, mais j'ai joué les matchs d'avant, il fallait y être et gagner. Quand tu vois ma tête avec le trophée, j'avais encore la crête !"
Samedi, Ismaël Diomandé regardera depuis son canapé. Comme des milliers de Stéphanois. En espérant que cette fois, sa parole ne porte pas malheur.


