Milieu de terrain à l'ASSE entre 2023 et 2025, Solène Champagnac a marqué de son empreinte son passage sous le maillot de l'AS Saint-Étienne. Désormais Toulousaine, l'ancienne capitaine des Vertes s'est longuement confiée sur ses années foréziennes dans une interview accordée à la chaîne YouTube The Process.
Solène Champagnac a connu deux saisons en Première Division avec l'AS Saint-Étienne. Durant son passage dans le Forez, elle a pu mettre toute l'expérience acquise à Rodez au profit du collectif stéphanois. Aujourd'hui au Toulouse FC, elle vient d'ailleurs de connaître une accession en Arkema Première Ligue... au moment précis où l'ASSE fait le chemin inverse en retrouvant la Seconde Ligue.
Des ligaments croisés à la passion du ballon rond
Depuis sa plus tendre enfance, Solène Champagnac a le football dans le sang :
"J'ai commencé bien avant l'âge (autour de 5-6 ans) pour avoir une licence. Et parce qu'aussi je voulais faire comme mon frère. J'avais la même coupe de cheveux, je voulais tout faire comme lui, tu vois."
Cette passion pour le ballon rond l'a poursuivie jusqu'à aujourd'hui. Pourtant, son parcours a été jalonné de hauts et de bas, notamment avec deux ruptures des ligaments croisés subies très jeune. L'ancienne joueuse de l'ASSE raconte que, malgré son appréhension des opérations chirurgicales à l'adolescence, elle a plutôt bien surmonté la première épreuve :
" Tu vois que tu progresses chaque semaine. Donc en vrai, moi, je l'ai super bien... C'est dur à entendre, mais je l'ai bien vécu."
Si la seconde rupture a été beaucoup plus difficile à encaisser, l'arrivée du Covid-19 a finalement mis un terme prématuré à la saison, lui laissant le temps de revenir.
Un passage marquant de deux saisons à l'ASSE
Partie de Rodez à l'été 2023, elle se remémore son arrivée chez les Vertes avec émotion :
"Là, ce n'était pas pour dénigrer Rodez, mais Saint-Etienne. De suite, j'ai eu un article dans le journal du village. Solène signe chez les Verts, de suite. Puis même, je l'ai vu dans le regard des gens, tu vois, le regard des gens chez les Verts."
Solène Champagnac ne cache pas non plus sa immense fierté d'avoir pu fouler la pelouse du mythique Chaudron :
"C'était énorme. Je peux dire que j'ai joué à Geoffroy Guichard, donc c'était énorme. Mais oui, c'est plus énorme pour moi d'avoir fait deux ans et d'avoir été capitaine d'un club comme ça, comme Saint-Etienne."
Dans le Forez, le staff lui confie rapidement le brassard de capitaine. Une véritable consécration pour la milieu de terrain :
"Moi, j'accepte la mission. Et en fait, du coup, j'ai passé deux saisons à être capitaine de l'équipe de Saint-Etienne. Tu vois, là, aujourd'hui, je suis à Toulouse, mais quand j'y repens, je me dis, putain, quelle fierté, genre, en fait, cétait beau, tu vois, c'était beau de... Ouais, t'as vraiment senti ça."
Avec le recul, la Toulousaine avoue d'ailleurs qu'elle n'en a peut-être pas assez profité sur le moment.
L'engouement unique autour de l'AS Saint-Étienne
Au cours de l'entretien, Solène Champagnac est également revenue sur la ferveur populaire qui entoure le club stéphanois, une spécificité rare dans le football féminin :
"Oui, il y avait un engouement. Il n'y avait pas autant que les garçons, forcément, mais il y avait de l'engouement. Et tu vois, les réseaux sociaux, on avait le même compte que les garçons. Donc, ils sont suivis par je ne sais pas combien de personnes. Et en fait, du coup, tu apparaissais beaucoup sur les réseaux sociaux. Quand j'allais faire mes courses ou j'allais à la boulangerie et les gens, ils disaient bien joué la victoire ce week-end.[...] Donc, ouais, l'engouement, il était là, franchement. À Saint-Etienne, on m'a jamais autant dit, j'allais faire les cours, j'allais machin, enfin, tu sors, les gens, ils te reconnaissent. Ils savent qui t'es. Moi, pour moi, c'était que les garçons."
Les raisons du départ de Champagnac évoquées
Après deux années pleines sous les couleurs stéphanoises, la joueuse a décidé de rejoindre le projet du TFC. Elle explique les raisons de ce choix et la fatigue mentale liée à la course au maintien :
"Moi, j'avais peut-être en vie aussi besoin d'un nouveau projet. Il y avait un nouveau coach qui arrivait en place à Saint-Etienne. Moi, je voulais rester sur une bonne note. Tu vois, j'avais deux années consécutives où on maintient l'équipe. Deux années incroyables. [...] Du coup, tu vis des maintiens et des maintiens, c'est dur. Des maintiens, c'est dur parce que clairement, l'objectif de Saint-Etienne, c'était le maintien et un maintien, c'est usant."
Du côté de Toulouse, Solène Champagnac a pu goûter à une dynamique bien différente avec cette accession historique en Arkema Première Ligue. Un objectif ambitieux et excitant qui avait séduit la joueuse avant même de s'engager avec le club de la Ville Rose.
