Le départ de Lucas Stassin réglé, restait une question en suspens : qui pour prendre sa succession dans le Forez ? La réponse est finalement tombée avec la fermeture du mercato : personne. Un choix qui interroge, tant le poste de numéro 9 semblait rester une priorité affichée à l'ASSE cet été.
Selon nos informations, la question du poste de buteur est restée centrale dans les discussions internes stéphanoises jusqu'au bout. Le départ de l'attaquant belge, acté sous forme de prêt payant avec option d'achat à 25 millions d'euros au FC Séville, devait initialement être compensé par une arrivée poste pour poste. Timing trop serré, offres jugées insuffisantes ? Difficile d'être formel à ce stade sur les raisons exactes, mais le constat est là : aucun numéro 9 n'est venu renforcer l'effectif d'Ian Cathro d'ici la fermeture du marché.
ASSE : Un effectif jugé suffisamment polyvalent en interne
Pour comprendre ce choix qui peut sembler risqué, nous avons tenté d'en savoir plus. Premier élément de réponse : l'effectif offensif stéphanois est jugé en interne comme équilibré et polyvalent, tout comme le secteur du milieu de terrain. Entre les profils d'attaquants et les milieux capables d'évoluer plus haut sur le terrain, les combinaisons tactiques possibles sont considérés comme nombreuses, rendant un attaquant supplémentaire non vital aux yeux de la direction.
Sur le plan strictement numérique, l'ASSE a d'ailleurs bien remplacé Lucas Stassin par Thierno Ballo, auteur de 4 réalisations lors des quatre premières journées de Ligue 2. Un rendement immédiat qui semble valider, pour l'instant, ce choix de ne pas recruter davantage.
Une stratégie axée sur la fiabilité physique
Autre élément clé de cette stratégie estivale : l'ASSE a concentré son recrutement sur des joueurs sortant de saisons pleines, sans blessure majeure. Thierno Ballo aligne ainsi deux saisons consécutives à 37 matchs disputés, tandis que Jakob Breum en comptabilisait 36 la saison dernière. Un critère de sélection qui traduit une volonté claire d'éviter les paris physiques risqués, dans un club marqué par des saisons précédentes plombées par les blessures.
Le tout est complété par le maintien de Zuriko Davitashvili, meilleur joueur de Ligue 2 la saison dernière avec 14 buts inscrits, qui reste finalement dans le Forez. Plus qu'un simple joker en cas de besoin, sa présence renforce encore la profondeur offensive stéphanoise. Joshua Duffus, auteur de 7 buts en 838 minutes de jeu la saison passée, complète cette réserve de solutions internes.
Une place volontairement laissée à la jeunesse
Dernier axe de cette stratégie assumée : laisser de la place aux jeunes pousses du centre de formation. Un effectif pas forcément plus resserré en apparence, mais qui permet à des joueurs comme Paalberg, Sonko ou Reynaud, initialement programmés pour la réserve, de s'entraîner par moment avec le groupe professionnel et d'espérer quelques participations en match. Une vision globale du projet stéphanois, où chaque décision de recrutement s'inscrit dans une logique d'ensemble plutôt que dans une réponse isolée à un besoin ponctuel.
ASSE : Un pari rassuré par un début de saison idéal
Rassurés par un début d'exercice pour l'instant totalement convaincant, avec 13 buts inscrits en seulement 4 matchs de championnat, les dirigeants stéphanois ont donc fait le choix de ne pas investir pour investir. L'ASSE abordera la suite de la saison avec un effectif connu et déjà rodé, plutôt que d'intégrer un nouveau profil dans l'urgence des dernières heures du mercato.
Reste désormais à espérer que l'infirmerie stéphanoise ne tourne pas à guichets fermés comme ce fut trop souvent le cas ces dernières saisons. Une mauvaise habitude qui a régulièrement plombé les ambitions du club, et qui pourrait rapidement remettre en question la pertinence de ce choix si elle venait à se reproduire cette saison.
