Prêté par l'ASSE cet été avec option d'achat, Igor Miladinovic vit un début de saison à Partizan qui a tout d'un pari gagnant. Retour sur des chiffres impressionnants, mais à manier avec précaution.
Trois matchs et une influence offensive qui saute déjà aux yeux en serbie : Igor Miladinovic profite pleinement de son retour en Serbie. Son nouvel entraineur, Sasa Ilic, ne s'en cache pas. Cette semaine il déclarait "Il est certain que Miladinović est un atout pour le Partizan, comme en témoignent ses performances lors des derniers matchs. Il apporte beaucoup, à l'instar des autres joueurs."
Prêté par l'ASSE à Partizan avec une option d'achat à la clé, le milieu offensif de 23 ans affiche des indices Data'Scout qui placent d'emblée son registre de meneur de jeu tout en haut du championnat serbe. Son score grimpe à 61 sur le profil « Meneur de jeu », numéro un de SuperLiga, et 53 sur « Meneur de jeu excentré », quatrième du championnat. Un 85 signifiant que le joueur surperforme 85 % des milieux offensifs de SuperLiga par 90 minutes, ces chiffres traduisent une adaptation immédiate, presque trop belle pour être totalement fiable sur un si petit échantillon.
ASSE : Igor Miladinovic déjà étincelant et buteur sous ses nouvelles couleurs
Miladinovic : Un jeu de passe toujours au-dessus de la moyenne
Le détail confirme ce que les observateurs stéphanois connaissaient déjà de son profil. Sur la création, Miladinovic affiche 100 sur les passes progressives, 100 sur les passes en profondeur et 100 sur les passes dans le dernier tiers, avec 92 sur les passes clés et une xA à 92 également. Un joueur qui trouve visiblement ses partenaires avec une facilité déconcertante dans ce championnat, complété par un but et une passe décisive sur les trois rencontres disputées.
Mais le vrai changement, celui qui distingue cette expérience serbe de son passage au Partizan version antérieure, se situe dans l'influence sur les trente derniers mètres. Le comparatif entre ses deux saisons, à Partizan cette année et à Čukarički l'an dernier sur un échantillon bien plus large de 2 638 minutes, montre une nette progression sur plusieurs indicateurs offensifs : 82 sur les passes décisives attendues contre 67 précédemment, 73 sur la précision de passes contre 41, et surtout 91 sur les passes progressives contre 56. Des chiffres qui suggèrent un joueur enfin capable de peser directement sur le jeu offensif, quand son passage précédent restait davantage porté sur la construction que sur la finition.

Les mêmes carences athlétiques qu'à Sainté
Le profil de Miladinovic reste néanmoins fidèle à lui-même sur ses limites. Défensivement, les chiffres restent famibles, 15 % de duels défensifs gagnés et seulement 23 sur les interceptions. Physiquement, le constat est similaire : 46 sur la distance parcourue, 23 sur les courses à haute intensité, 38 sur le nombre de sprints. Des indicateurs qui rappellent immédiatement ce que les supporters de l'ASSE avaient pu observer la saison passée, un joueur davantage porté sur la qualité technique que sur le volume physique, avec des qualités de dribble et d'accélération qui ressortent nettement, 85 sur les courses progressives et 46 sur les accélérations brusques.
Les mêmes limites qui l'ont éloigné de l'ASSE ?

Un échantillon à surveiller de près
Trois matches restent trois matches, et la prudence s'impose avant de tirer des conclusions définitives sur cette relance. Reste que le contexte joue clairement en faveur du Serbe : un championnat où il retrouve ses repères, un rôle qui semble davantage lui correspondre, et une confiance qui se traduit statistiquement. Pour l'ASSE, qui touche encore aux droits économiques du joueur via l'option d'achat fixée dans l'accord de prêt, chaque bonne performance de Miladinovic à Partizan mérite d'être suivie avec attention, tant sur le plan sportif que sur celui, plus financier, de la revalorisation potentielle du joueur.
