32 000 euros. C'est le salaire mensuel brut moyen à l'ASSE cette saison, selon les chiffres de l'Equipe sur la masse salariale stéphanoise. Un montant qui, comparé à ce que touchaient certains cadres lors du dernier exercice en Ligue 1, raconte à lui seul la révolution discrète menée par Kilmer Sports Ventures depuis son arrivée. Et avec trois départs annoncés cet été, cette masse salariale pourrait encore réduire.

Le classement des salaires à l'ASSE, du Cardinal au capitaine

En haut du tableau, Le Cardinal domine avec 40 000 euros bruts mensuels, suivi de Davitashvili à 38 000 euros. Juste derrière, un quatuor à 35 000 euros : Appiah, Cardona, Ferreira et Lamba. Puis un palier à 30 000 euros, où l'on retrouve Bernauer, Tardieu, Larsonneur et Nadé, soit le capitaine lui-même.

Rang Joueur Salaire brut mensuel
1 Le Cardinal 40 000 €
2 Davitashvili 38 000 €
3-6 Appiah, Cardona, Ferreira, Lamba 35 000 €
7-10 Bernauer, Tardieu, Larsonneur, Nadé 30 000 €

Pas de salaire qui sort du cadre, pas de poids mort caché dans l'effectif. Une cohérence qui n'a rien d'un hasard.

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ASSE : Trois départs, et la masse salariale qui continue de dégonfler

Le mercato d'été pourrait encore alléger la feuille de paie. Davitashvili, à 38 000 euros, devrait s'envoler vers d'autres horizons. Son nom circule du côté de Benfica, et après deux saisons sous le maillot vert, l'ailier géorgien ne devrait pas manquer de portes ouvertes cet été.

Dennis Appiah, lui, ne sera pas conservé à l'issue de son contrat. Une non-prolongation qui libère 30 000 euros par mois sur la masse salariale. Même son de cloche pour Florian Tardieu, sauf retournement de situation encore possible mais peu probable : 30 000 euros supplémentaires qui sortiraient des comptes.

Trois départs, trois lignes qui s'effacent, des remplaçants avec des salaires réduits et une masse salariale qui baisserait encore.

Le grand écart avec l'ère pré-Kilmer

Pour mesurer le chemin parcouru, il faut regarder en arrière. Lors de la dernière saison en Ligue 1, certains contrats affichaient des montants sans rapport avec la grille actuelle. Ibrahim Sissoko touchait 70 000 euros bruts mensuels. Appiah, déjà présent, en était à 60 000 euros, soit le double de son salaire actuel. Ibrahima Wadji, Lamine Fomba et Anthony Briançon complétaient, tous à 60 000 euros.

Des joueurs à 60 000 euros ou plus, contre un seul à 40 000 aujourd'hui. Le contraste est parlant, et il dit beaucoup de la priorité fixée par la nouvelle direction depuis son arrivée en 2024 : remettre à plat une grille salariale.

Une équation financière maîtrisée

Depuis l'arrivée de Kilmer Sports Ventures, la masse salariale a toujours été présentée comme un chantier prioritaire. Les contrats hérités de l'ancienne ère ont progressivement disparu, remplacés par des contrats où la part variable prend une dimension importante. A noter toutefois que Jean-François Soucasse avait déjà anticipé en prevoyant ces dernières années des clauses avec une baisse automatique en cas de relégation. Ce dispositif a justement permis de limiter la casse l'an dernier, quand la descente en Ligue 2 aurait pu plonger le club dans une situation budgétaire plus complexe.

Aujourd'hui, la quasi-totalité de l'effectif évolue sous des contrats rédigés par cette nouvelle direction. La copie a été revue, et le résultat est là : une masse salariale resserrée autour de 32 000 euros de moyenne, sans pic démesuré, sans contrat qui pèse anormalement sur les comptes.

A défaut d'être au rendez-vous sur le terrina, Kilmer a maitrisé sa grille salariale. Une cohérence comptable qui ne suffira pas pour redonner le sourire aux supporters des Verts.

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