Fraîchement installé sur le banc de l'AS Saint-Étienne, Ian Cathro n'a pas mis longtemps à comprendre l'exigence et la ferveur unique qui entourent son nouveau club. Dans un entretien accordé à la chaîne YouTube du club, il a partagé une anecdote aussi drôle que révélatrice sur ses premiers jours dans le Forez.

C'est en immersion totale que Ian Cathro a découvert le quotidien des Stéphanois. Une expérience qui a scellé sa prise de conscience de la responsabilité historique qui lui incombe.

Ian Cathro : « Chaque fois, je suis dans une conversation de 30 minutes sur Saint-Étienne »

Pour se déplacer à ses débuts, Ian Cathro a dû composer avec les moyens du bord. Un contretemps logistique qui s'est transformé en un formidable vecteur d'intégration populaire :

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« Je n'ai pas encore une voiture, donc je dois prendre l'Uber. Et chaque fois, je suis dans une conversation de 30 minutes sur Saint-Étienne. Et ça peut être un jeune homme ou une vieille dame. C'est pareil. Je l'ai déjà dit, mais je sais où je suis. Et je suis vraiment heureux. Et je veux gagner avec eux. »

Loin de s'agacer de cette sollicitation permanente, Cathro y puise une motivation. Il a immédiatement capté la dimension presque mystique de l'institution stéphanoise :

« J'ai travaillé dans de grands clubs de football. Oui, je sais ce qu'est un grand club de football. Et il y a certains clubs de football qui ont quelque chose en plus. Une aura particulière. Et l'ASSE en fait partie. C'est l'un d'entre eux pour l'histoire, pour comment le club a commencé, pour les histoires de succès, pour l'engagement des fans. L'engagement de la région, l'importance que ce club a dans la vie quotidienne. »

Une union sacrée pour le meilleur et pour le pire

Lucide sur les difficultés du métier et le niveau d'exigence du public, Ian Cathro ne promet pas des miracles du jour au lendemain, mais formule le vœu d'une aventure humaine collective et solidaire :

« Je veux gagner avec eux. Malheureusement, je sais qu'on dera aussi des matchs nuls. Qu'on perdra aussi parfois. Mais, je pense qu'on va le faire ensemble. Et c'est la partie la plus importante. »

Entretenir cette flamme tout en gérant la pression populaire sera l'un de ses grands défis. Une chose est sûre. Le courant passe déjà à merveille entre Ian Cathro et le peuple vert.