L'ASSE semble enfin retenir les leçons du passé. À la mi-juillet, la direction a déjà bouclé l'arrivée de cinq renforts. Mais seul Sohaib Naïr est un habitué du championnat de Ligue 2.
Dans le Forez, les échecs Igor Miladinovic ou Ebezener Annan ont sans doute douché l'enthousiasme pour les recrues des championnats secondaires. Les deux Stéphanois en ont fait les frais. Le milieu de terrain serbe ne s'est jamais imposé, tandis que le défenseur a dû s'habituer au banc de touche tout au long de la saison.
Il faut dire que s'imposer dans un championnat rude comme la Ligue 2 est tout sauf facile. Pour jouer les têtes d'affiche, il apparaît clair que des profils expérimentés font la différence.
L'ASSE préfère l'exotisme à l'expérience
Mais cette année encore, Kilmer Sports Ventures préfère miser sur des profils à fort potentiel pour arracher une promotion dans l'élite.
Jakob Breum a posé ses valises en provenance des Go Ahead Eagles aux Pays-Bas, Mamour Ndiaye de Norvège (Sarpsborg 08), Thierno Ballo d'Autriche (Wolfsberger AC) et Áron Csongvai de Suède (AIK).
Un recrutement qui ressemble pourtant furieusement au pari raté de la saison passée. La direction Stéphanoise joue à nouveau avec le feu en misant sur l'adaptation rapide de ses joueurs.
De l’expérience loin des frontières de l’Hexagone
Certes, les recrues Stéphanoise n'ont jamais goûté au championnat français. Mais elles sont loin d'être des novices, rappelle Romain, rédacteur pour Peuple Vert, dans notre dernier live mercato sur Youtube.
« J'entends parfaitement les remarques. Petite différence tout de même : ce sont des gars qui ont déjà plusieurs saisons professionnelles dans les pattes. Nous ne sommes pas sur de jeunes joueurs, comme cela pouvait être le cas avec Miladinovic par exemple, qui n'avait qu'une seule saison en Serbie. »
Thierno Ballo a en effet déjà a 271 matchs professionnels à son compteur « Il est passé par la Championship, il a prouvé en Autriche et il a déjà tenté l'aventure en Angleterre. Pour Csongvai, c'est la même chose (ndlr : 223 rencontres). Ce ne sont pas des gamins de 20 ans, ils en ont plutôt 24 ou 25. Après, il est clair et certain qu'ils sont très tournés vers l'international. Ils fonctionnent à la data, et le critère francophone n'est pour eux qu'une option, pas une priorité. »
Surtout, qui dit habitué de la Ligue 2 ne dit pas forcément garantie de performance. « Certains parlent de Cafaro, de Marchetti, ce genre de profils. Mais est-ce que nous aurions eu plus de certitudes ? Est-ce que nous aurions été plus satisfaits ? Je ne suis pas sûr. »
