La recherche du futur entraîneur de l'ASSE est lancée. Après le départ de Philippe Montanier, les dirigeants stéphanois ont confirmé leur volonté d'explorer le marché étranger. Une orientation qui interroge après l'échec d'Eirik Horneland, mais qui ouvre aussi la porte à plusieurs profils prometteurs. Parmi les techniciens libres ou susceptibles d'être approchés, trois noms pourraient être susceptibles de retenir l'attention.
À première vue, Johannes Hoff Thorup ressemble probablement au profil qui colle le plus à la philosophie Kilmer Sports Ventures.
Le Danois de 37 ans s'est fait connaître au FC Nordsjælland, l'un des clubs les plus réputés d'Europe pour la formation et la valorisation des jeunes joueurs. Son travail a permis au club danois de retrouver l'Europe avec un football offensif, dynamique et basé sur le développement individuel.
Johannes Hoff Thorup : le développeur de talents
Sa réputation a ensuite traversé les frontières jusqu'à Norwich City. Son aventure anglaise n'aura duré qu'une saison, mais elle reste plus nuancée que son licenciement pourrait le laisser croire. Longtemps dans la première moitié du Championship, Norwich a ensuite connu une série noire qui a précipité son départ au printemps 2025.
Thorup a pourtant tiré de nombreux enseignements de cette expérience. Il a notamment reconnu avoir sous-estimé l'importance d'arriver avec davantage de membres de son propre staff afin de diffuser plus efficacement sa méthode de travail.
Depuis janvier 2026, il entraîne le Rapid Vienne. Le club autrichien a justement mis en avant sa capacité à faire progresser les jeunes joueurs lors de sa nomination. Une qualité qui pourrait séduire une ASSE appelée à s'appuyer davantage sur son centre de formation. Le profil pourrait plaire à Kilmer : jeune, moderne, formateur et habitué à travailler dans des structures où la valorisation des actifs constitue une priorité.
Luís Pinto : le pari portugais qui monte
Moins connu du grand public, Luís Pinto représente pourtant l'un des profils les plus intéressants du marché. À seulement 37 ans, le Portugais a connu une ascension fulgurante. Son passage au Vitória Guimarães s'est terminé en mars dernier, mais son bilan mérite d'être regardé de plus près.
En janvier 2026, il a offert au club l'un des plus grands exploits de son histoire récente en remportant la Coupe de la Ligue portugaise face au rival Braga. Un trophée rarissime pour un club qui souffre depuis des décennies d'un statut d'éternel outsider. Son licenciement quelques semaines plus tard illustre surtout l'instabilité chronique qui règne à Guimarães. Malgré une équipe fortement rajeunie et plusieurs ventes importantes durant l'été précédent, Luís Pinto affichait encore un bilan de 14 victoires en 31 rencontres toutes compétitions confondues.
Son système préférentiel en 4-2-3-1, sa capacité à travailler avec de jeunes joueurs et son goût pour un football offensif correspondent à plusieurs critères recherchés par les nouveaux propriétaires de l'ASSE. L'avantage principal de cette piste réside dans son potentiel de progression. L'inconvénient est évident : son expérience au très haut niveau reste encore limitée.
Vítor Bruno à l'ASSE ? L'expérience du très haut niveau !
Parmi les trois profils, Vítor Bruno (notre photo) est celui qui possède le CV le plus prestigieux. Longtemps bras droit de Sérgio Conceição au FC Porto, il a participé à plusieurs campagnes européennes de haut niveau avant de prendre lui-même les commandes du géant portugais en 2024. Son aventure comme numéro un n'aura duré que quelques mois. Pourtant, son licenciement doit être relativisé. Porto occupait alors la troisième place du championnat, à seulement quelques points du sommet. Dans un contexte de grosse pression, trois défaites consécutives auront suffi pour provoquer son départ.
Depuis, son nom circule régulièrement à l'étranger. Ces derniers jours encore, la presse turque l'annonçait parmi les candidats potentiels au poste d'entraîneur du Beşiktaş. Son profil présente un avantage évident : il connaît la pression des grands clubs, les attentes élevées et les environnements où seule la victoire compte. Des éléments qui rappellent, à une échelle différente, le contexte stéphanois.
Quel profil pour l'avenir de l'ASSE ?
Ces trois entraîneurs ont un point commun : ils incarnent parfaitement la volonté de Kilmer d'apporter une vision internationale au projet stéphanois. Mais le contexte mérite réflexion. Eirik Horneland présentait déjà un profil moderne, offensif et reconnu dans son pays. Son échec en Ligue 2 a rappelé que le championnat français possède ses propres codes.
C'est tout le dilemme des dirigeants stéphanois. Faut-il poursuivre cette stratégie internationale en misant sur un technicien capable de faire progresser les jeunes et de valoriser l'effectif ? Ou privilégier un profil connaissant parfaitement les exigences de la Ligue 2 ? La réponse donnera probablement le ton de toute la saison 2026-2027.
