Ce samedi soir à 20h, l’ASSE va recevoir le Red Star au Stade Geoffroy Guichard lors de la 26ᵉ journée de Ligue 2. Avant d’accueillir un concurrent direct à la montée en Ligue 1, Philippe Montanier s’est exprimé en Conférence de Presse, ce jeudi à la mi-journée. Extraits.

Philippe Montanier (Coach de l’ASSE) : Le Red Star est un concurrent direct qui avait gagné au match aller et qui est la meilleure équipe à l'extérieur. Donc pour nous, c'est un bon défi. Un gros défi à Geoffroy-Guichard et devant nos supporters. Ça s'annonce peut-être comme le match le plus difficile qu'on ait eu à disputer depuis que j'ai pris l'équipe. On est prêts à ça. C'est une équipe qui a beaucoup de valeur et qui est en route aussi pour la montée.

Ligue 2 : Un match à 6 points

Philippe Montanier (Coach de l’ASSE) : “ Jouer un concurrent ? C'est toujours intéressant, à chaque fois qu'on joue un concurrent direct, de le laisser derrière nous. Mais on sait très bien aussi que la valeur des points est la même contre une équipe comme Laval, mal classée. Que ce soit Red Star ou Laval, on a trois points de plus. Mais sur les confrontations directes, si on a la bonne idée de gagner, on continue notre dynamique et puis ça ralentit nos adversaires directs.

Je pense qu'on va avoir beaucoup de tournants, et puis ceux qui sont un peu nauséeux vont beaucoup vomir. Ça va être un tournant, mais je pense qu'il y en aura d'autres. C'est un championnat qui va être indécis jusqu'à la fin, et à chaque fois il y aura des virages à prendre et à bien négocier.

Le passé de l'ASSE ne nous garantit pas l'avenir

Philippe Montanier (Coach de l’ASSE) : On essaie à chaque fois de faire reset sur l'ancien match. On était contents à Pau de cette victoire, mais c'est avoir la capacité à chaque fois de repartir à zéro parce que le match est passé. On sait que c'est un autre adversaire, un autre contexte. Après, nos quatre victoires consécutives, c'est une bonne chose qu'on rencontre une équipe de la qualité du Red Star. Comme ça, on est plutôt dans la méfiance que dans l'excès de confiance. Tout le monde sait que ça va être un adversaire redoutable. Il n'y a pas d'euphorie. On est plutôt satisfaits de ce qu'on a fait, mais on est conscients que ça ne nous garantit rien. Le passé ne nous garantit pas l'avenir, ni le futur, ni le présent.

Le match aller ? On regarde plutôt l'aspect technico-tactique. Il y a eu quand même des erreurs qui ont influé sur le score du match. Il faut à tout prix que les détails soient pour nous."

Red Star : Attention danger

Philippe Montanier (Coach de l’ASSE) : Le Red Star, c'est une équipe qui est difficile à bouger, difficile à jouer, notamment à l'extérieur parce qu'ils sont bien organisés, ils sont très bons dans les duels et puis ils ont cette capacité aussi à aller vite vers l'avant. Donc il va falloir qu'on tienne compte de tous ces paramètres-là et d'essayer d'imposer notre jeu. Mais c'est vrai que ces forces de l'adversaire, on est obligés de les prendre en compte et de les travailler.

L'ASSE toujours en quête d'un match référence

Philippe Montanier (Coach de l’ASSE) : Notre quête, c'est un peu d'avoir un match référence. On ne l'a pas encore, même à Pau. On a vraiment 20 minutes très difficiles en première mi-temps et c'est là où on doit progresser. C'est-à-dire que quand c'est difficile, on aura toujours des moments difficiles, mais dans ces moments difficiles, dans nos temps faibles, il faut qu'on ne concède pas d'occasions et qu'on arrive à avoir une certaine maîtrise du ballon pour éviter que l'adversaire nous mette en difficulté.

Objectif : Laisser reposer Larsonneur

Philippe Montanier (Coach de l’ASSE) : Gautier nous fait quand même deux arrêts. C'est là-dessus où on doit vraiment progresser. Dans les moments faibles, qu'on ait quand même un certain contrôle du ballon, de la solidité, et que Gautier, on le voit toucher la balle le moins possible.

Pourquoi on est parfois moins bien ? On a moins de mobilité devant pour donner des solutions aux porteurs. On a joué un petit peu trop vite vers l'avant où on a gâché quelques ballons et du coup on le paie derrière. Il faut vraiment qu'on arrive à être les uns près des autres. Ce qu'on a très bien fait après le deuxième but : cette balle de break nous a permis de contrôler complètement la fin de la deuxième mi-temps. Il faut qu'on arrive à le faire à ces moments clés en première mi-temps où on est sur nos temps faibles."