Vainqueurs (2-1) de Laval dans le Chaudron, ce week-end, l'ASSE a récupéré la seconde place au classement. Sans briller, les Verts ont enchaîné un troisième succès de rang en Ligue 2. Voici les trois enseignements de cette victoire.

L’AS Saint-Étienne démarre idéalement sa rencontre face à Laval. Dès la 2e minute, une main d’Ylies Aradj sur un centre de Ben Old permet aux Verts d’obtenir un penalty. Zuriko Davitashvili ne tremble pas et ouvre le score d’une frappe rasante du droit, bien placée près du poteau, malgré le bon plongeon de Mamadou Samassa (3e).

Les Stéphanois poursuivent sur leur lancée. Cardona se montre actif sur son aile droite et cherche à plusieurs reprises Davitashvili, mais la défense lavalloise veille, notamment grâce à une intervention décisive d’Ouaneh. Le Géorgien reste néanmoins dangereux et oblige Samassa à une nouvelle parade à la demi-heure de jeu.

Laval finit par réagir. Après une première alerte sur corner, les visiteurs égalisent à la 36e minute grâce à Camara, à la conclusion d’un beau mouvement collectif côté gauche. La réponse stéphanoise est immédiate : deux minutes plus tard, Boakye combine avec Stassin avant d’enrouler une superbe frappe du gauche qui redonne l’avantage aux Verts.

En seconde période, l’ASSE domine mais manque d’efficacité, à l’image d’une tentative de Davitashvili qui frôle la barre. Laval se procure une grosse occasion par Sellouki, bien repoussée par Larsonneur. Malgré quelques situations en fin de match, notamment pour Duffus, le score n’évolue plus. Saint-Étienne s’impose 2-1 et grimpe à la deuxième place du classement.

L’ASSE arrive à gagner sans briller

Saint-Étienne n’a pas livré son match le plus abouti, loin de là. Pourtant, les Verts ont pris les trois points. L’ouverture du score rapide sur penalty a facilité l’entame, mais Laval a su revenir et bousculer une équipe stéphanoise parfois brouillonne techniquement. En seconde période, l’ASSE a dominé territorialement sans réussir à se mettre définitivement à l’abri.

Trop d’imprécisions dans le dernier geste, des transitions mal négociées, et un break qui ne vient jamais. Malgré cela, les hommes de Montanier ont su gérer les temps faibles et contrôler la fin de rencontre. Ce type de victoire, sans éclat mais maîtrisée dans l’attitude, dit beaucoup d’une équipe qui apprend à être pragmatique. Dans la course au sommet, savoir gagner sans briller est souvent décisif.

Deux recrues déjà indispensables

Julien Le Cardinal et Abdoulaye Kanté confirment match après match leur importance. Derrière, Le Cardinal apporte de la sérénité, de l’impact dans les duels et une vraie lecture des trajectoires. Sa présence stabilise l’axe et rassure tout le bloc. Impliqué sur le second but, après une percée sur le couloir, l'ancien brestois n'apporte pas seulement un plus défensivement à cette équipe de l'ASSE.

Au milieu, Kanté équilibre l’équipe. Disponible, propre dans la première relance, capable de gratter des ballons, il fluidifie les transitions. Leur intégration rapide change le visage collectif des Verts. Ce ne sont pas forcément les plus spectaculaires, mais ils donnent une base solide à l’équipe. Et dans un championnat aussi exigeant, cette assise fait la différence.

Les Verts enchaînent et retrouvent le top 2

Au-delà du contenu, l’essentiel est ailleurs. L’ASSE enchaîne une nouvelle victoire et grimpe à la deuxième place du championnat. Un signal fort envoyé aux concurrents directs. Dans une période charnière de la saison, accumuler les points est primordial. Saint-Étienne avance, met la pression et retrouve une position stratégique dans la course à la montée.

Cette dynamique positive installe une confiance collective et renforce le projet de Montanier. Les Verts ne dominent pas encore tout, mais ils prennent des points. Et aujourd’hui, c’est ce qui compte le plus. L'entraîneur stéphanois a signé son troisième succès en autant de rencontres et permet aux siens d'être, pour l'heure, bien placés pour espérer retrouver l'élite.