Augustine Boakye a surpris tout le monde dans le onze de départ de l’ASSE. Aligné dans un rôle inédit de milieu relayeur, le Ghanéen a livré une prestation solide et pleine de promesses contre Guingamp (2-1). Une option qui pourrait redistribuer les cartes au milieu de terrain.

C’était l’une des grandes interrogations au coup d’envoi. Pourquoi Augustine Boakye dans l’entrejeu ? Et surtout, dans ce rôle de relayeur aux côtés d’Abdoulaye Kante et d’Igor Miladinovic ? Le pari a rapidement pris forme sur la pelouse. Mobile, disponible, propre techniquement. Boakye a montré une vraie capacité à répéter les efforts.

Il a apporté du liant entre les lignes. Et surtout, il a affiché une vraie intelligence collective. Habitué à évoluer plus haut ou sur un côté, le joueur a prouvé qu’il pouvait s’adapter. Une première convaincante dans un registre différent. Et une prestation qui n’a pas laissé son staff indifférent.

Augustine Boakye, une nouvelle arme pour l’ASSE

Ce repositionnement n’est pas le fruit du hasard. Il a été travaillé toute la semaine à l’entraînement. Le staff cherchait des solutions. Il semble en avoir trouvé une. Après la rencontre, Philippe Montanier n’a pas caché sa satisfaction sur BeIN Sport :

« Boakye a cette polyvalence-là. Il est intéressant aussi sur les côtés. Sur les conseils d’Ilan, il faut rendre à César ce qui est à César : à Montpellier, il m’avait certifié qu’Augustine avait le talent pour jouer aussi ici, qu’il en avait la capacité. On l’a fait cette semaine, et en effet il a de l’activité, du volume, de la technique, du collectif. Il coche beaucoup de cases et forcément sa polyvalence nous intéresse beaucoup. »

Le message est clair. Boakye coche des cases. Beaucoup de cases. Volume de jeu. Qualité technique. Capacité à se projeter. Et discipline tactique. Dans une saison où la profondeur d’effectif peut faire la différence, cette polyvalence devient un atout stratégique.

Une complicité naissante avec Kante

Au-delà de la performance individuelle, c’est aussi l’association avec Abdoulaye Kante qui interpelle. Les deux hommes ont multiplié les échanges. Ils ont alterné pressing et couverture. Ils ont tenté d’installer des repères rapidement. Kante l’a confirmé après la rencontre :

« Mon association avec Boakye ? Franchement je me sens bien avec lui, on a travaillé pendant la semaine, on a cherché à avoir des repères ensemble. On parle beaucoup et moi je trouve qu’il est très bien à ce poste. Je me sens bien avec lui. »

Ce sentiment de complémentarité est essentiel. Un milieu performant repose sur des automatismes. Ils semblent déjà en construction. La vraie question désormais est simple : Boakye peut-il s’installer durablement comme milieu relayeur ?

Sa prestation plaide en sa faveur. Sa polyvalence offre des solutions supplémentaires au staff. Et sa capacité à répéter les efforts correspond parfaitement aux exigences du haut niveau. Si cette option se confirme, l’ASSE pourrait bien avoir trouvé une nouvelle clé dans son animation offensive. Une surprise devenue certitude.