Eirik Horneland ne réclame rien pour le mercato hivernal. Loin des déclarations de ses prédécesseurs, l’entraîneur de l’ASSE se montre fidèle à sa ligne de conduite : travailler avec les joueurs à disposition et chercher la régularité.

L’hiver dernier, une phrase avait coûté cher à Olivier Dall’Oglio. Le 6 décembre 2024, alors que le mercato approchait, le coach stéphanois déclarait avec ironie : « Je crois au Père Noël, j’espère qu’il va passer cette année ! J’ai fait une longue lettre. » Deux semaines plus tard, il était démis de ses fonctions. Le message, même fondé, n’était pas passé auprès des décideurs. Tout comme ses résultats.

Eirik Horneland, lui, a retenu la leçon. Lucide sur son rôle et sa marge de manœuvre, le technicien norvégien a voulu se montrer clair : il n’attend pas de renforts cet hiver.

"Je n’attends personne cet hiver"

En conférence de presse d’avant et d’après-match, le coach stéphanois a coupé court à toute spéculation : « Je ne suis pas impliqué sur ce mercato hivernal. J’entraîne l’équipe, et c’est la direction qui gère le mercato. Je n’ai pas d’attentes particulières. Quand tout le monde est disponible, je pense qu’on a ce qu’il faut. »

Un discours simple, posé, sans frustration apparente. Horneland se concentre sur son travail quotidien. Il sait que son rôle est d’entraîner et faire performer un effectif construit par la direction, avec l’ambition affichée de monter en Ligue 1. « Je ne pense pas que ce sera une période de transferts animée. Le plus important sera de récupérer nos blessés », a-t-il répété après la dernière rencontre.

Un effectif volontairement restreint à l'ASSE ?

Horneland ne s’en cache pas : il préfère un groupe resserré. Le départ d’Yvann Maçon entre dans cette logique. Le cas de Dylan Batubinsika ou Djylian N'Guessan devra également être tranché dans les prochaines semaines.

Ce choix n’est pas anodin. Le coach nordique n’est pas adepte du turnover. Il valorise la constance, la répétition des efforts, la compétition interne raisonnée. Ce n’est pas un problème de qualité, c’est un problème de régularité. Il a besoin de continuité dans les compositions.

Mercato : un milieu à l'ASSE

Pas question donc de multiplier les recrues pour empiler les profils. La direction ne l’envisage pas non plus. L’ASSE a les moyens d’agir sur le marché, et elle le fera si l’opportunité est stratégique, notamment au milieu de terrain, où la longue absence de Pierre Ekwah devrait bien être comblée. Les Verts ont les moyens de frapper fort. Plus que n'importe quelle équipe de Ligue 2. Plus que beaucoup d'équipe de Ligue 1. Une liste a été établi au milieu de terrain mais on ne souhaite pas non plus surpayer. Pas simple. Les autres clubs, en manque de liquidité sont bien au courant des moyens conséquents des stéphanois. Comme souvent, le mercato devrait se décanter dans les derniers jours.

Horneland, concentré sur ce qu’il contrôle

Depuis son arrivée, Horneland ne sort pas de son couloir. Il ne milite pas publiquement pour des renforts. Il ne s’épanchera pas dans les médias pour réclamer des recrues. Et il ne veut pas multiplier les voix autour de lui : le staff reste restreint, fidèle à ses habitudes norvégiennes.

Son obsession reste la même : aligner un onze compétitif, travailler les automatismes, imposer une philosophie claire. La progression passe, selon lui, par la répétition. Les semaines se construisent toujours autour du même fil rouge : intensité, rigueur, stabilité.

La direction a fixé un cap : remonter en Ligue 1 dès cette saison. Horneland le suit sans discuter. Une posture stratégique pour un coach qui n'est pas en position de force à l'ASSE.