Le MHSC fait face à un dilemme : renforcer son effectif ou respecter une rigueur financière de plus en plus stricte. Ouvert depuis plusieurs jours, le mercato n'a pas encore vraiment commencé dans l'Hérault.

Le mercato hivernal a débuté dans un calme pesant du côté de Montpellier. Si Zoumana Camara espère des renforts pour stabiliser son groupe, la situation économique du club freine toute ambition. Le président Nicollin a été clair : il faut vendre avant d’acheter, comme le rappel Midi Libre. "Je n'ai pas d'argent. La priorité est de vendre des joueurs. On reste dans la même logique que la dernière fois, à savoir de renforcer l'équipe, en compensant les départs s'il y en a." Un équilibre difficile à trouver pour un MHSC pris entre ambitions sportives et comptes à l’équilibre.

L'entraîneur montpelliérain ne cache pas son inquiétude. Depuis le départ de Tanguy Coulibaly, l’équipe manque d’un ailier percutant. Au milieu, le besoin d’un profil récupérateur capable d’apporter de l’impact est urgent. Ces manques freinent la progression du groupe, à l’heure où le MHSC doit lutter pour accrocher le Wagon de tête en Ligue 2.

Recruter sans vendre : mission impossible pour le MHSC

La situation financière du MHSC complique tout mouvement entrant. Dès décembre, Laurent Nicollin a annoncé la couleur : "Je n’ai pas d’argent". Sa priorité est claire. Alléger la masse salariale, vendre, et ainsi redonner de la marge au club. Mais encore faut-il que des offres arrivent. Et pour l’heure, aucun joueur montpelliérain ne semble susciter d’intérêt concret sur le marché.

Cette impasse freine les velléités de la cellule de recrutement du MHSC, qui continue pourtant à scruter le marché. Ugo Raghouber, prêté à Dunkerque par Lille la saison dernière, avait été ciblé. Mais la piste s’est depuis refroidie. Quant à Kenny Rocha (Rouen, formé à l'ASSE), son nom a circulé avant d’être rapidement écarté. Les options restent donc limitées, surtout en l’absence de ventes.

Miser sur les jeunes ou prendre un pari ?

Malgré une dernière place disponible pour un cinquième prêt, le MHSC hésite. Faut-il tenter un coup pour renforcer l’équipe ou continuer à faire confiance à la jeunesse ? Des profils comme Chennahi ou Everson montent en puissance, et incarnent l’avenir du club. Mais sans soutien d’expérience, ces jeunes pourraient vite atteindre leurs limites face à l’intensité du calendrier à venir.

Le MHSC marche donc sur un fil. Entre prudence économique et nécessité sportive, les prochaines semaines seront décisives pour Camara et ses hommes. Recruter sans vendre semble impossible, mais rester inactif pourrait coûter cher au printemps.