Grande surprise à la Meinau ce mercredi soir. Nice est allé s'imposer à Strasbourg, grand favori de cette demi-finale, pour décrocher son billet pour la finale de Coupe de France. Un doublé d'Elye Wahi, retrouvé et décisif, a fait toute la différence. Au Stade de France, les Aiglois retrouveront le RC Lens de Pierre Sage, qualifié mardi soir face à Toulouse. Et dans ce scénario inattendu, deux anciens Stéphanois vont fouler la pelouse mythique : Claude Puel et son adjoint Julien Sablé.
Puel retrouve la finale de Coupe de France, six ans après l'ASSE
Claude Puel va disputer une nouvelle finale de Coupe de France. La dernière fois qu'il l'avait fait, c'était avec l'AS Saint-Étienne en 2020, face au PSG. Une finale perdue, mais un parcours qui reste dans les mémoires du club forézien.
Six ans plus tard, le technicien vétéran remet le couvert avec Nice, dans des circonstances bien différentes. À ses côtés, Julien Sablé, son adjoint et lui aussi ancien joueur de l'ASSE, partagera cette aventure. Deux hommes qui connaissent parfaitement la couleur verte, et qui vont vivre une finale sous les couleurs rouge et noir des Aiglois.
Une qualification dans une saison cauchemardesque
Car il faut bien le dire : cette qualification est un véritable bol d'air frais pour Nice. Le club azuréen traverse une saison très compliquée, bien loin des ambitions européennes affichées en début d'exercice. Avec seulement 29 points au classement et quatre longueurs d'avance sur Auxerre, barragiste, les Niçois se battent avant tout pour leur survie en Ligue 1.
Puel et Sablé naviguent dans des eaux particulièrement troubles. La pression est forte, les résultats insuffisants, et l'horizon sportif incertain. Dans ce contexte, aller chercher une qualification en finale de Coupe de France à Strasbourg, en s'imposant sur la pelouse du favori, est un exploit inattendu qui redonne de l'oxygène à tout un groupe.
L'ombre de Reims plane sur Nice
Mais l'euphorie doit être tempérée par un précédent récent et douloureux. La saison dernière, Reims avait vécu exactement le même scénario : lutte pour le maintien en Ligue 1 tout en allant jusqu'en finale de Coupe de France. Le résultat ? Une défaite en finale, une relégation en barrage face à Metz, et une descente en Ligue 2 au terme d'une saison épuisante.
Nice ne doit surtout pas tomber dans ce piège. La Coupe de France est un rêve, une parenthèse enchantée. Mais le maintien reste la priorité absolue. Quatre points sur Auxerre, c'est peu. Très peu. Et la double charge mentale et physique d'une finale de Coupe tout en luttant pour rester en Ligue 1 est un exercice d'équilibriste périlleux que Reims n'a pas réussi à gérer l'an passé.
Puel le sait mieux que quiconque. L'expérience est son principal atout. Il devra gérer les ressources, les têtes, le calendrier. Et espérer qu'Elye Wahi, enfin retrouvé, continue sur sa lancée jusqu'au Stade de France.