"LES VIEUX DÉMONS ONT LA PEAU DURE" - ASSE

« Ce ne sont pas les défaites qui font mal, ce sont les illusions qu’on leur avait prêtées. »
Maxime libre mais dans l’esprit de Jean Rostand

The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = - 6 points
« Salut les Gamins. J’ai rouvert le tableur… et là, toujours rien à l’actif. Que du passif. Aucune écriture pour compenser, juste des lignes qui s’enfoncent. Les concurrents créditent, nous on provisionne. À ce rythme, je vais finir par classer le dossier en “créances douteuses”.
Il reste deux lignes avant clôture ? Alors soit on redresse vite la trésorerie de points, soit la montée partira en pertes et profits. Allez… faites-moi mentir, parce que même Excel commence à douter. »

Salut les Groupies,

C’est le retour de votre cowboy JossRandall après ce terrible #ASSEESTAC du 25 avril.

On était venus, le cœur gonflé d’espoir, chercher une éclaircie. On a pris une giboulée. Une de celles qui vous trempent jusqu’à l’âme et vous rappellent que le printemps stéphanois est une notion très théorique. Cette ASSE-là avait promis des lendemains qui chantent, elle a surtout entonné un requiem en Ré mineur, avec l’Art du Sonneur (sic).

Pourtant, les derniers matchs, et en particulier le dernier, auraient dû nous mettre le prépuce à l’oreille. Seulement voilà, notre optimisme a quelque chose d’incorrigible.

Et au bout du compte, il convient de se commander un UBER pour se rendre plus vite à l’évidence, et surtout, il faut bien l’admettre sans chercher midi à Geoffroy : Troyes était simplement plus fort que notre ASSE samedi. Point barre. Mais l’amertume nous emmène un peu plus loin que ça …

PIETINÉS PAR LE CHEVAL DE TROYES - ASSE

Il y a des soirs où l’on tombe contre plus costaud, plus malin, plus structuré. Samedi, l’ASSE a coché toutes les cases du client qui arrive avec une cuillère en bois à un duel de sabres. En face, Troyes : pas de maillon faible, pas de trous d’air, une équipe cousue main, pensée, travaillée. J’ai essayé de trouver des domaines où les Verts ont été réellement supérieurs aux Troyens, mais autant chercher une aiguille dans un squat de junkies.

Chez nous ? Un patchwork façon brocante dominicale, où tu trouves du MOUEFFEK_LA_POLICE, du GAUTIER_LARSOUILLEUR, du CHICO_LAMBA_RRASDUCHOIX (avec plus d’embarras que de choix, finalement), du MILADY_LA_NOVICE, danseuse étoile au Bolchoï, et du CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR (à qui il ne reste que l’amour de ses indéfectibles Groupies), mais rarement tout en même temps et encore moins dans le bon sens.

La première mi-temps avait pourtant des airs de promesse. De l’intensité, de l’engagement, peu d’occasions concédées. Une ASSE courageuse, presque crédible, et même un but de PEDRO_L’ÂNE, a priori valable, histoire d’y croire un peu. Mais croire ne suffit pas quand l’autre sait. Et Troyes, lui, savait.

Parce qu’au retour des vestiaires, la messe était dite, chantée et même remixée. L’ASSE n’a plus existé. Disparue, évaporée, comme ces illusions qu’on vend en début de saison avec option montée incluse. Trois buts au final. Score peut-être un rien boursoufflé sur la physionomie globale, mais parfaitement fidèle à l’écart de niveau entre ces deux équipes.

Alors oui, il y a les circonstances : le but refusé, les blessures, les tuiles qui pleuvent comme un lundi matin sans café. Mais les tuiles, ça arrive à tout le monde. Surtout quand on recrute des joueurs qui arrivent avec le mode d’emploi en cyrillique et la condition physique en option.

Et puis il y a les erreurs. Les vraies. Les impardonnables. CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR qui récidive (pensant sans doute qu’on n’avait pas déjà compris à Bastia qu’il pouvait offrir une occase de but à l’adversaire à cause d’une passe molle), MILADY_LA_NOVICE et LAMBA_LLAGE_CADEAU qui en offrent, des cadeaux, comme à Noël (mais sans la dinde).
Et au milieu de ce cirque, le tout à fait grotesque GAUTIER_LARSOUILLEUR (rassurez moi, ça n'est quand même pas à lui qu'on projette de donner 120k€/mois en L1 ? Parce que si c'est le cas, j'espère juste qu’on ne montera pas sinon ça va m'énerver toute la saison prochaine !!!).
Comme me l’a fait remarquer le toujours très drôle @pguillou42, pour l’opération nationale lancée par la LFP, LARSONNEUR_AUX_VAINCUS avait « Daniel » comme prénom dans le dos. En fait, il aurait pu garder son vrai prénom dans le dos, tant il aura été victime cette année de harcèlement et de maltraitance par les attaquants adverses. Enfin, probablement que les pirouettes comme celle qu’il nous a fait samedi doivent faire marrer ses potes au 18.10 à la Talaud.

Mais au final, c’est toute une équipe qui en seulement deux matchs, aura perdu toutes les certitudes qu’on avait cru avoir trouvé depuis l’arrivée de MONTANIER.

Défensivement, c’est devenu un gruyère : cinq buts en deux matchs, bonjour le PSG de la L2. Offensivement, c’est le désert des Tartares : zéro but, et une poignée d’occasions qui se battent en duel.
Alors là, on cherche des explications. ZURIKO_DAVID_EST_CHEVELU sorti trop tôt sur blessure ? Peut-être. LA PATTE_CARDONARA et STASSIN_LA_DEMI_LUNE en baisse de régime ? Ça se peut.
L'AFFAIRE_DUFFUS exilé sur un côté comme un vacancier sans transat, et visiblement aussi à l’aise dans ce rôle qu’un saumon dans un tonneau de sciure. Assurément.

Ou alors, plus simplement, cette idée lunaire de reculer BOAKYE_PROFITE_LE_CRIME de 10 en 6 pour faire monter MOUEFFEK_LA_POLICE en 10. Pauvre MOUEFFEK qui passe ainsi devant les yeux de tous de « rigoureusement inutile en 8 » à « tout à fait grotesque en 10 ». Du génie inversé, bravo MONTANIER_L'ÉVIDENCE !!!
Mais il faut juste simplement, et honnêtement constater que finalement MONTANIER, bon entraineur, n'est peut-être pas non plus le génie que tout le monde annonçait en comparaison de cette pipe absolue de HORNELAND. Et que surtout ni l'un ni l'autre ne sont magiciens, et qu'ils ont fait avec la matière qu'ils avaient à disposition. Et la matière qu’on leur a donnée, c’est une ASSE bien plus médiocre que prévu.

DEUX ANS PLUS TARD, LES VIEUX DÉMONS SONT TOUJOURS LÀ…

“Chassez le naturel, il revient au galop.”
Merci les Green Angels pour la banderole, mais fallait pas viser que les instances. Parce que cette ASSE, elle aussi, a le naturel tenace.

Avril 2024, avril 2026 : même décor, même scénario, même sensation de déjà-vu qui pique les yeux.

Le money time arrive, et notre ASSE se liquéfie. Comme si la pression transformait les jambes en coton et les cerveaux en compote. Une équipe incapable de gérer les moments clés, de franchir ce plafond de verre qui commence à ressembler à un mur porteur. Ce plafond de verre contre lequel nos Verts se cognent l’occiput, sans jamais donner l’impression de progresser en tant que Club.

Résultat : on se dirige tout droit vers les barrages. Encore. Avec cette sensation désagréable de devoir repasser par la case galère, avec une issue qu’on qualifiera pudiquement d’aléatoire. Et tout ça après des millions investis, qu’on commence sérieusement à classer dans la catégorie “engloutis corps et biens”.

Mais attention, le supporter de l’ASSE est un animal étrange. Tant qu’il reste une étincelle, il souffle dessus. Tant qu’il y a une chance, il y croit. ADN oblige. Sauf que derrière, il faudra bien faire les comptes.

Et là, les questions vont pleuvoir. Et certains verront planer dans nos regards l’ombre de la réprobation.

Sur un recrutement catastrophique depuis deux ans, déjà. Malgré des investissements quasi indécents quand on regarde les autres clubs de la division, malgré de nombreux mouvements, de nombreuses arrivées, qui retiendrez-vous comme des possibles succès dans cet exercice ? Peut-être ZURIKO_DAVID_EST_CHEVELU, STASSIN_LA_DEMI_LUNE et BOAKYE_PROFITE_LE_CRIME. Sur deux ans … Et encore ce sont ceux de l’année 1.
Bilan catastrophique pour la Direction Sportive du club (d’ailleurs au fait … c’est qui qui s’occupe de ça chez nous ? Un doute m’habite), dont les errances multiples ont obligé des bricolages permanents, qui ont pu rafistoler un peu la défense (merci PEDRO Et OLD et CADINAL_PACINO pour trop peu de temps), mais n’auront jamais pu régler le désert du milieu, l’indigne manque de créativité. Sans compter que quand tu transformes OLD en latéral gauche, tu n’as plus qu’à serrer les meules pour que ZURIKO_DAVID_EST_CHEVELU soit en forme et ne se blesse pas car tu n’as plus de backup. Seulement voilà, dans la vraie vie, le géorgien se blesse parfois.

Et enfin, et surtout, sur une organisation floue, où les décideurs sont nombreux mais les décisions rarement lisibles. Sur cette manie de repeindre du vieux avec du neuf mais en gardant bien le vieux dessous, comme si une seule couche de peinture blanche suffisait à masquer les nombreuses tâches noires d'un passé récent. Et le tout en espérant que personne ne verra les fissures.
(Spoiler : tout le monde les voit).

SE PRÉPARER, Y COMPRIS AU PIRE

Au lendemain de cette cuisante défaite dans ce qui – il fut un temps – était annoncé comme le « Match pour le titre », les pensées voltigent pêle-mêle dans mon cerveau comme des chaussettes dans le tambour d’un sèche-linge.

Ce qui a changé samedi soir ? L’ASSE n’a plus son destin entre les pieds. Il faudra gagner, déjà, ce qui devient une compétence oubliée. Et espérer que les autres trébuchent. Comme les équipes fragiles, sans certitudes. Tout l’inverse de Troyes, qui est venu, a vu, et a remis l’église au centre du virage (comme dit l’excellent Manu Petit, qui est à la langue française ce que mon Hool’s est à la danse classique).
Et nous, on est restés sur le parvis, à compter les pigeons. Heureusement, sur le parvis, y avait les potos de PEUPLE VERT. Je n’aurai donc pas fait totalement le voyage pour rien.