5-4, Kvara, Olise, Dembélé, une prise de risque folle des deux côtés — Philippe Montanier a regardé PSG-Bayern comme tout le monde. Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le coach stéphanois en a fait un outil de motivation pour ses joueurs avant le déplacement à Rodez. Récit d'une source d'inspiration inattendue.

PSG - Bayern : "On a tous été émerveillés"

Montanier n'a pas caché son enthousiasme. La demi de finale retour entre le PSG et le Bayern Munich l'a marqué — au point d'en parler directement à son groupe lors de la semaine de préparation. « Je ne sais pas si c'est le football moderne, mais ce qui est sûr, c'est un match exceptionnel. Tous les observateurs ont adoré. J'en ai même parlé aux joueurs — ça peut être une source d'inspiration. »

La nuance suit immédiatement, avec l'humour discret qui caractérise le coach : « Après, les copier, ça peut être simple quand même, parce qu'il va falloir de la qualité. » Personne dans le vestiaire stéphanois n'est Kvaratskhelia ou Olise — Montanier en est conscient. Mais l'idée n'est pas de copier, c'est de comprendre.

Kvara, Olise, Dembélé — et Zuriko qui valide

Montanier a égrené les noms avec admiration. « Quand vous voyez Diaz, Olise, Dembélé, Kvara... À chaque fois, je demande à Zuriko comment on prononce son nom, parce qu'à chaque fois, je me dis : c'est un phénomène, c'est un phénomène. » Une anecdote savoureuse — Davitashvili, compatriote géorgien de Kvaratskhelia, comme caution ultime du statut du joueur du PSG.

Le message adressé aux joueurs stéphanois va au-delà des noms. « Je pense que c'est vraiment une source d'inspiration pour les entraîneurs, pour les joueurs. Sur le sommet, c'est quoi ? C'est ça. On ne l'atteindra peut-être jamais, mais il y a des choses à s'inspirer. »

PSG - Bayern, la leçon tactique : l'équilibre dans la déstructuration

Ce qui a le plus fasciné Montanier dans ce 5-4, c'est un paradoxe apparent. Un match ouvert, débridé, avec des prises de risque énormes des deux côtés — et pourtant une efficacité redoutable. « Paris a eu 5 tirs cadrés. Faire du 100%, c'est extrêmement rare. Ça montre quand même la qualité exceptionnelle des joueurs. »

Mais la vraie leçon, celle qu'il a tenté de transmettre à ses joueurs, c'est plus profonde. « Cette capacité d'être complètement déstructuré, trouver un équilibre dans cette déstructuration — c'est ça qui était admirable. » On voit Marquinhos remonter balle au pied jusqu'au camp adverse, on frôle l'individuelle totale — et pourtant l'équipe tient, s'articule, marque.

L'ASSE n'affrontera pas le Bayern ce samedi. Elle se déplace à Rodez, face à la meilleure défense à domicile d'Europe. Mais si elle arrive avec cette idée — prendre des risques, trouver l'équilibre dans la déstructuration, être efficace sur ses occasions — elle aura peut-être retenu l'essentiel de la leçon parisienne.