Le barrage entre l’ASSE et Nice reste totalement ouvert après le 0-0 de Geoffroy-Guichard. À l’issue de cette première manche fermée et tendue, Jean-Pierre Rivère a livré une analyse lucide de la prestation niçoise. Le président du Gym reconnaît les difficultés offensives de son équipe mais veut surtout retenir une chose : Nice est encore en vie avant le retour à l’Allianz Riviera.
Jean-Pierre Rivère n’a pas cherché à masquer les limites affichées par son équipe dans le Forez. Après une rencontre très pauvre offensivement, le président niçois a reconnu que son groupe avait évolué avec beaucoup de retenue. « Je n’ai pas reconnu les joueurs. On est à la mi-temps du match. Maintenant, il faut finir le travail. Il nous reste une mi-temps à faire. »
Interrogé sur l’incapacité du Gym à construire du jeu ou à cadrer la moindre frappe, Rivère a pointé le manque de confiance affiché par ses joueurs.
« La pression ? Je ne sais pas. Encore une fois, on sent des joueurs un peu timorés. On le voit bien. On joue plutôt vers l’arrière. On ne prend pas d’initiatives. » Le président de Nice estime désormais que beaucoup de choses devront être corrigées avant le retour. « Il y a un peu tout à corriger. On va faire en sorte d’être prêts pour cette deuxième mi-temps. »
Rivère assume déjà un barrage sous tension
Le patron du Gym ne se fait aucune illusion sur le contexte du retour prévu vendredi soir à Nice. Malgré l’avantage de recevoir, il sait que cette double confrontation restera extrêmement serrée jusqu’au bout. « Ce sera compliqué jusqu’à la fin. Ce qui est important, c’est de passer. La manière, on verra plus tard. »
Rivère préfère surtout retenir que son équipe est restée dans le coup malgré ses difficultés offensives. « Pour l’instant, l’essentiel, c’est ce 0-0. À nous maintenant de faire la différence à la maison. »
Le huis clos continue de frustrer Nice
Le président niçois est également revenu sur le huis clos qui accompagnera le match retour à l’Allianz Riviera. Une situation qu’il regrette clairement. « Ça aurait été beaucoup mieux d’avoir un stade avec nous. C’est dommage. »
Sans aller jusqu’à parler d’avantage pour Saint-Étienne, Rivère reconnaît toutefois que l’absence du public niçois pèsera forcément dans un rendez-vous de cette importance. « Je ne sais pas si ça avantage Saint-Étienne. Ça reste un match de football. » Le dirigeant rappelle malgré tout que Nice a déjà connu ce type de contexte particulier ces dernières années. « On a déjà joué un huis clos contre Saint-Étienne en Coupe de France. Et puis il y a eu la période Covid aussi. On sait ce que c’est. »
Avant de conclure avec un objectif très clair. « Il faut finir le travail maintenant. »


