Hier soir, comme à l'accoutumée, Geoffroy-Guichard a encore démontré qu'il est une antre qui ne se contente pas seulement d’accueillir un match. Il raconte une histoire. Celle d’un club, d’un peuple, d’une ferveur qui ne demande qu’à s’embraser. Face à Laval, l’AS Saint-Étienne n’a pas seulement signé une troisième victoire consécutive. Elle a confirmé quelque chose. Le Chaudron, quels que soient les évènements, reste un treizième homme pour l'équipe. Et cette dernière le lui a bien rendu... Résumé de cette soirée en vidéos et en images...

Dès l’entrée des joueurs, le ton était donné. Dans un Kop Sud incandescent, les Green Angels 92 ont déployé leur tifo, uniquement dans leur tribune, transformant le virage en fresque vibrante. Les écharpes levées, les drapeaux en mouvement et les chants puissants ont enveloppé le Chaudron d’une atmosphère électrique. Le stade entier s’est levé derrière ses joueurs, comme pour leur rappeler que ce rendez-vous ne ressemblait pas aux autres.

Puis il y a eu ce penalty. Silence suspendu. Course d’élan. Et explosion. Le but de Zuriko Davitashvili a déclenché une onde de choc dans les tribunes. Une clameur brute, viscérale. Geoffroy-Guichard s’est embrasé, porté par une équipe qui attaquait avec détermination. Lorsque Laval est revenu au score contre le cours du jeu, le stade s’est figé quelques secondes. Un silence lourd, presque inquiet. Mais il n’a pas duré. Très vite, les encouragements sont repartis, plus forts encore. Comme un refus collectif de douter. Et lorsque Boakye a redonné l’avantage aux siens d’une frappe magnifique, le rugissement est monté d’un cran.

L'incandescence et puis la délivrance pour le Chaudron !

En seconde période, malgré un match plus haché et moins rythmé, l’ambiance n’est jamais retombée. Les chants ont accompagné chaque récupération, chaque duel, chaque course. Le Chaudron a poussé, encore et encore, conscient que dans un championnat aussi serré, chaque point pèse lourd.

Au coup de sifflet final, ce fut une libération. Pas seulement celle d’une victoire. Celle d’un stade qui sent son équipe grandir. Les joueurs ne s’y sont pas trompés. Ils ont filé vers les deux kops, bras levés, pour communier avec leurs supporters. Poings serrés, regards habités, sourires francs. Ce moment-là valait autant que les trois points.

Et puis il y a eu les images du vestiaire, partagées par le club. Cris de joie, musique, embrassades. Une scène simple mais révélatrice : celle d’un groupe qui se construit, qui prend confiance, qui savoure sans s’enflammer.

Trois victoires de suite. Une défense solide. Un Chaudron en fusion. À Saint-Étienne, la dynamique dépasse désormais le cadre sportif. Elle touche à l’identité. À cette capacité unique de transformer un match de Ligue 2 en soirée d’âme et de feu.

Hier soir, plus qu’un succès, c’est une certitude qui s’est installée : quand Geoffroy-Guichard rugit ainsi, tout devient possible.