Formé à l'AS Saint-Étienne au milieu des légendes du club, Éric Bellus s'est prêté au jeu des confidences dans la célèbre rubrique « Paroles d'ex » du journal L'Équipe. De la classe de Michel Platini aux facéties de Johnny Rep, sans oublier la douloureuse relégation de 1984, l'ancien ailier stéphanois jette un regard lucide et nostalgique sur ses années vertes.

Pur produit de la formation stéphanoise, Éric Bellus a eu la chance de faire ses premiers pas chez les professionnels au cœur d'une constellation de stars. Face aux questions de Bernard Lions, l'ancien attaquant revient d'abord sur la protection bienveillante dont il a bénéficié de la part du maître à jouer du football français, Michel Platini :

« J'avais 18 ans, je débutais à Saint-Étienne et Michel (Platini) me dit un jour : ''Écoute Éric, si tu penses que je ne t'ai pas vu, moi, je t'ai vu. Fais ton appel avant que je reçoive le ballon et que je me retourne.'' C'était ça, Michel. »

SOUTENEZ PEUPLE VERT
Vous appréciez nos contenus ?
Votre abonnement aide à financer un média indépendant consacré à l'ASSE, tout en vous offrant une lecture sans publicité.
Sans publicité Lecture plus fluide Média indépendant Dès 2,99 €/mois
Je soutiens Peuple Vert

Les punitions de Robert Herbin et le coup de pouce de Johnny Rep envers Eric Bellus

Si Bellus a pu obtenir du temps de jeu au plus haut niveau très jeune, il le doit aussi au tempérament bien trempé d'une star internationale comme Johnny Rep. Avec son élégance naturelle, le Néerlandais finissait son parcours stéphanois à sa manière :

« Johnny Rep, la classe à l'état pur, arrivait en fin de carrière. Il était donc libre, dans sa tête. C'est grâce à ça, que j'ai joué. ''Roby'' (Robert Herbin) le punissait en faisant jouer un jeune à sa place. »

Le drame de 1984 : « On lui a vidé sa cave en chialant »

Mais au-delà des anecdotes savoureuses, l'histoire d'Éric Bellus sous le maillot vert reste marquée par le traumatisme de la descente en Division 2 après les barrages perdus contre le RC Paris en mai 1984 (0-2). Un choc violent partagé entre enfants du club :

« On a fait descendre notre club formateur en D2. On a besoin de se retrouver chez Jean Castaneda, notre capitaine, pour sortir notre peine. Tous les joueurs sont là. On lui a vidé sa cave en chialant. »

Passé ensuite par le Toulouse FC ou encore Nîmes, Éric Bellus aura vécu une carrière riche en rebondissements, marquée aussi par des sanctions mémorables en Coupe d'Europe (sept matchs de suspension après une altercation à Moscou) et en championnat.

Reconverti avec succès dans l'immobilier du côté de la région montpelliéraine, l'ancien ailier n'oublie pas d'où il vient et rechausse encore parfois les crampons sous les couleurs des anciens Verts.