Le coach de l'ASSE Ian Cathro était présent en conférence de presse avant la rencontre contre Dijon. Voici ses mots.

10 buts marqués, tout le monde marque… Comment faire mieux ? « Avec onze buts ! (rires). Vous pouvez vous arrêter aux chiffres avec ces 10 buts en 3 matchs, mais mon travail ne consiste pas à savoir si ces chiffres sont positifs. Mon travail, c’est plutôt de me concentrer sur tout ce qu’on peut améliorer.

Parfois, cette amélioration peut être vue à travers des chiffres et parfois elle ne peut pas l’être. Et parfois, certaines faiblesses peuvent aussi être cachées par ces mêmes chiffres.

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Nous, ce qu’on veut vraiment, c’est aller profondément dans la construction de notre jeu. Essayer de rester concentrés sur ce qu’on essaie d’améliorer pour l’équipe au quotidien, avec la volonté d’installer quelque chose qui pourra durer de nombreuses années.

Et pour que ça dure dans le temps, on a envie de construire quelque chose qui soit sain, qui soit perfectible, qui puisse s’améliorer, qui connecte les joueurs, qui plaise aux gens et quelque chose qui amène beaucoup d’enthousiasme.

"On ne peut pas se contenter de regarder nos performances à travers les chiffres uniquement." (Cathro avec DFCO-ASSE)

Et parfois, il faudra aussi gérer des périodes un petit peu plus difficiles. Mais on ne peut pas se contenter de regarder nos performances à travers les chiffres uniquement.

Il faut plutôt regarder ce qu’on veut faire, ce que les joueurs veulent faire, ce qu’on vise. Et pour construire ce nouveau chapitre de ce club, il ne faut pas avoir peur d’aller de l’avant avec de nouveaux objectifs.

C’est vraiment un travail au quotidien, un travail équilibré. Il ne faut pas simplement parler d’objectifs à long terme ou des buts qu’on a pu inscrire, mais plutôt de ce travail qu’on essaie de faire au quotidien.

Je sais qu’on n’arrivera pas toujours à marquer autant de buts et ce sera quelque chose de tout à fait normal. Il faudra ensuite voir comment on réagit à ce moment-là, et ce sera aussi très important dans le processus de construction de cette équipe.

Peut-être que je ne réponds pas totalement à votre question, mais ma réponse est là pour que vous compreniez ce qu’on essaie de mettre en place. Et ça ne se résume pas simplement au nombre de tirs qu’on a réalisés dans un match ou au nombre de buts qu’on a marqués. »

"À l'ASSE, on sait aussi qu’on ne va pas être la meilleure équipe, l’équipe la plus dominante dans les duels aériens"

Les coups de pied arrêtés sont un point fort. Comment vous préparez-vous ? « Oui, on travaille les coups de pied arrêtés. On essaie de trouver le bon équilibre pour travailler chaque secteur du jeu et on veut vraiment devenir une équipe robuste et efficace dans chaque situation que les matchs auront à nous offrir.

À l’entraînement, on a consacré pas mal de temps à ces coups de pied arrêtés parce qu’on veut être une équipe qui tente beaucoup offensivement, qui veut aller au bout de ses attaques. On sait que, quand on n’arrive pas à finir nos attaques, ça se transforme parfois en corner, et donc il faut être préparés à ces situations-là.

C’est important de pouvoir capitaliser sur ces coups de pied offensifs. On sait aussi qu’on ne va pas être la meilleure équipe, l’équipe la plus dominante dans les duels aériens, donc il faut vraiment s’entraîner dans ce secteur-là.

"Oui, on ne veut pas être l’équipe qui va faire un millier de passes et qui ne tentera sa chance qu’une seule fois."

Donc oui, c’est vraiment un secteur de jeu qu’on travaille. On sait qu’on avons encore beaucoup à nous améliorer dans ce domaine et qu’on peut arriver à proposer différentes options sur ces coups de pied arrêtés. Donc voilà, on travaille beaucoup dans ce secteur. »

Terminer les actions pour être moins friables défensivement, c'est l'idée à l'ASSE ? « Oui, on ne veut pas être l’équipe qui va faire un millier de passes et qui ne tentera sa chance qu’une seule fois. On cherche évidemment à avoir un meilleur ratio que ça.

Mais, comme vous l’avez dit, le fait de bien finir nos attaques, d’aller au bout de nos attaques, nous permet normalement, en théorie, de concéder moins de situations de transition défensive à gérer ou auxquelles on pourrait s’exposer.

Donc oui, c’est vraiment une manière d’optimiser notre secteur défensif. »

Un mot sur Dijon, futur adversaire de l'ASSE ? « Dijon est une bonne équipe, une équipe intéressante avec un système de jeu différent et qui va nous poser des problèmes assez différents de ceux qu’on a déjà rencontrés.

On va avoir face à nous une équipe avec de bonnes qualités individuelles, avec des milieux de terrain et des joueurs offensifs qui sont vraiment capables de construire de bonnes actions.

C’est une équipe qui se connaît bien, qui a bien figuré pendant les 18 derniers mois. On sent qu’ils ont vraiment développé une manière de jouer qui est claire et propre à eux, avec des joueurs qui se connaissent très bien.

Et effectivement, c’est une équipe qui se connaît bien plus que la nôtre actuellement. Donc on a hâte de pouvoir se frotter à ce genre d’équipe. »