À l’heure d’affronter l’ASSE en Coupe de France, les amateurs d’Écotay-Moingt présentent un groupe singulier, composé de joueurs venus de métiers variés et soudés autour d’un même défi sportif. Présentation de ces anonymes qui le temps d'un soir vont vivre sous le feu des projecteurs... de Geoffroy-Guichard.
Le premier angle marquant concernant les amateurs d’Écotay-Moingt réside dans la diversité de leurs parcours professionnels et personnels. Cette formation engagée en Régional 3 est composée de profils qui travaillent en parallèle de leur pratique du football, ce qui confère à leur aventure une dimension forcément authentique et singulière. On retrouve ainsi Louis Qin, gardien de 22 ans en alternance commerciale, ou encore Killian Moulin, infirmier de 25 ans, dont la disponibilité dépend autant des plannings de soins que des séances d’entraînement.
D’autres, comme Bernard Barou, gérant d’une entreprise de peinture, ou Marius Bathelier, étudiant en droit, jonglent entre responsabilités professionnelles ou universitaires et investissement sportif. Cette pluralité témoigne du quotidien des amateurs d’Écotay-Moingt, qui préparent la rencontre de leur vie tout en assurant leur activité du quotidien. Le discours du staff, mené par Éric Cognet, s’appuie sur cette richesse humaine pour souder un groupe dont la motivation repose en grande partie sur l’engagement individuel.
Les métiers variés au cœur du collectif
La singularité des amateurs d’Écotay-Moingt se renforce lorsqu’on analyse la variété impressionnante des métiers représentés au sein de l’effectif et rapportés par Le Progrès. Benoît Brunon, 33 ans, attaquant, travaille comme commercial et se distingue par son expérience. Anthony Etis, serveur, ou Thomas Perraud, créateur de contenus, amènent chacun leur personnalité au groupe. Les tâches manuelles ou techniques sont également représentées avec Baptiste Beal, tourneur-fraiseur, ou Alexandre Pallay, apprenti menuisier.
Le milieu de terrain repose aussi sur des profils comme Jérémy Grenade, serveur, ou Lucas Lavielle, commercial luminaire. Cette mosaïque professionnelle illustre l’esprit d’une équipe où le football se conjugue avec les impératifs du monde du travail. Pour les amateurs d’Écotay-Moingt, s’entraîner après une journée en usine, en cuisine, à l’hôpital ou en commerce fait partie d’un équilibre qu’ils ont choisi d’assumer. Le staff technique, composé notamment d’Anthony Antunes, technicien polymécanicien, ou de Joël Pierrard, retraité du milieu automobile, adopte cette même logique d’investissement. Tous s’accordent à considérer l’unité du groupe comme un levier essentiel pour préparer une affiche prestigieuse.
Une aventure humaine et collective portée par les amateurs d’Écotay-Moingt
Face à un défi aussi important que ce rendez-vous de Coupe de France, les amateurs d’Écotay-Moingt s’appuient sur leur expérience collective pour envisager la compétition avec ambition, mais sans excès. Ils sont nombreux à mettre en avant la rigueur de leur quotidien pour expliquer leur capacité à assumer de telles rencontres. Des joueurs comme Cyrill Vilvert, magasinier, ou Christopher Marjollet, également magasinier, incarnent ce mélange de sérieux et de simplicité.
D’autres, tels que Maël Plin, étudiant, ou Jules Vial, serveur, illustrent le travail de formation mené par le club, qui parvient à intégrer des profils jeunes et dynamiques au sein de son effectif. Le staff souligne régulièrement l’importance de la cohésion, comme le rappelle fréquemment Éric Cognet depuis son banc. La présence de métiers comme agriculteur, policier municipal, technicien ou professeur d’EPS au sein du groupe montre combien l’équipe se nourrit de compétences et de personnalités différentes. Ce mélange constitue l’essence même des amateurs d’Écotay-Moingt, une formation qui s’apprête à défendre ses chances avec sérieux, discipline et humilité. Et pourquoi pas, créer un authentique exploit... En face, l'ASSE, même remaniée, ne devrait pas l'entendre de cette oreille !