Les absences plombent trop souvent l’ASSE. Le constat dressé par Eirik Horneland après le match nul contre Le Mans (0-0) résume une tendance inquiétante. Depuis le début de saison, les Verts peinent à enchaîner. En cause, un effectif rarement au complet.
L’entraîneur stéphanois n’a pas cherché d’excuses. Il a simplement exposé les faits. Sept ou huit recrues cet été. Et, face au Mans, six ou sept absents. Un chiffre lourd. Trop lourd pour espérer de la continuité. Dès le coup d’envoi, l’ASSE s’est appuyée sur trois joueurs issus du centre de formation. Un symbole fort. Mais aussi un aveu de fragilité. Car cette situation se répète semaine après semaine. Les absences s’accumulent. Les automatismes disparaissent. Et les résultats stagnent.
Dans un championnat exigeant, impossible de construire sans stabilité. Horneland le sait. Il l’a rappelé avec fermeté. Il attend un groupe plus concerné, plus présent, et surtout plus disponible.
ASSE : une liste d'absence qui s’allonge
Face au Mans, l’ASSE était privée de Joao Ferreira, Joshua Duffus, Ebenezer Annan, Mahmoud Jaber (suspendu), Augustine Boakye (suspendu) et Maxime Bernauer. Six joueurs importants. Six profils différents. Mais un même impact sur le collectif. On peut ajouter Chico Lamba sur le retour qui n'a pas joué.
Ces absences désorganisent la composition d’équipe. Elles forcent le staff à bricoler. Elles empêchent toute continuité tactique. C’est précisément ce que déplore Horneland. Depuis plusieurs semaines, le onze de départ change trop souvent. Les repères se perdent. Les automatismes offensifs s’effacent. Et la solidité défensive en souffre.
Ce manque de constance dans l’effectif finit par peser mentalement. Les cadres manquent. Les jeunes sont exposés. Et le groupe avance moins vite que son objectif.
Augustine Boakye, l’absence qui change tout
Parmi ces absences récurrentes, Augustine Boakye symbolise parfaitement le problème. L'attaquant ghanéen a manqué son troisième match de la saison. Déjà absent contre le Red Star (défaite 2-1) et Dunkerque (défaite 1-0), il n’était pas là face au Mans (0-0). Et le constat est sans appel. Sans Boakye, l’ASSE ne gagne jamais depuis le début de saison.
Son influence dépasse les statistiques. Il apporte du liant. De l’intensité. Une capacité à casser les lignes. Son absence déséquilibre l’entrejeu. Et prive les Verts d’un véritable métronome. À chaque fois qu’il manque, l’équipe peine à imposer son rythme.
Une chose est sûre. Sans continuité, l’ASSE avance à reculons.