Samedi soir, les Verts se déplaçaient au stade Saint-Symphorien pour le compte de la 7ᵉ journée de Ligue 2. Résultat, un match nul 2-2, après avoir pourtant mené 2-0. Retour sur ce Metz-ASSE à travers les chiffres d'un nul qui a clairement le goût d'une défaite.

Un scénario en deux temps bien distincts. Samedi soir, les Verts ont dû faire preuve de patience avant de prendre le match à leur compte. Et alors que le plus dur semblait fait, l'équipe s'est effondrée collectivement, laissant filer un succès qui semblait promis.

Une première période hachée et pauvre en occasions

Le choc de Ligue 2 démarre sur un rythme peu flamboyant, et les statistiques ne trompent pas. 20 fautes sont commises au total en première période et l'arbitre distribue 3 cartons jaunes. Dont un pour Sohaib Naïr, auteur d'une faute qui frôle le penalty, et un pour Augustine Boakye. Un premier acte haché, où les deux équipes s'observent davantage qu'elles ne se procurent de réelles situations. La faiblesse du volume offensif se lit dans les chiffres avancés. En effet, à la pause, l'ASSE affiche un xG de seulement 0,61, contre 0,33 pour le FC Metz.

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Ce round d'observation se lit aussi dans la maîtrise du ballon. Privés de possession (44% contre 56% pour les Messins), les Verts n'ont clairement pas cherché à forcer le jeu dans cette entame de match, préférant laisser venir un adversaire qui n'a pas su, lui non plus, transformer cette domination stérile du ballon en danger réel.

Un second acte à sens unique jusqu'au 2-0

Le scénario change totalement de physionomie après la pause. Portés par un pressing plus haut et plus agressif, les Verts prennent le match à leur compte. En effet, le xG grimpe à 1,15 sur la seule deuxième période, quand les Messins, eux, baissent clairement de rythme et d'intensité. Ce basculement se matérialise très vite au tableau d'affichage. Kevin Pedro ouvre le score, symbole parfait de cette volonté stéphanoise de presser très haut le bloc messin et de récupérer le ballon dans les trente derniers mètres. Quelques minutes plus tard, c'est au tour d'Augustine Boakye de faire le break, lancé en profondeur par une récupération plein axe d'Áron Csongvai, face à une défense de Metz totalement désorganisée par l'intensité stéphanoise.

Auteur d'un but et d'une passe décisive, Boakye conclut la rencontre avec le plus gros total de duels disputés du match (17), preuve de son influence tout au long de cette heure de domination. À 2-0, les Verts avaient toutes les raisons de croire aux trois points.

La fin de match cauchemardesque des Verts

C'est précisément là que le rapport de force s'inverse, et brutalement. Une fois le deuxième but inscrit, l'ASSE relâche son emprise sur la rencontre et laisse Metz se réveiller, alors que les largesses défensives concédées depuis le retour des vestiaires, elles, n'avaient jamais vraiment disparu. De la 75ᵉ minute au coup de sifflet final, les Verts n'affichent plus le moindre momentum offensif. Plus aucune séquence de possession installée, plus de pressing haut, une équipe qui subit. Sur ce seul quart d'heure, l'ASSE concède 5 tirs, dont 2 cadrés, pour... 2 buts encaissés. Une efficacité redoutable de Metz, qui vient sanctionner un relâchement collectif et priver les Stéphanois d'un succès pourtant à portée de main.

Une défense qui commence à interroger

Ce scénario n'a rien d'un accident isolé. Il s'inscrit dans une tendance de fond depuis le début de saison. Avec 16 tirs cadrés concédés pour 8 buts encaissés au total, l'ASSE pointe comme la 9ᵉ défense du championnat, un rang qui étonne avec la première place occupée au classement général. Un paradoxe qui mérite d'être suivi de près. Une équipe leader qui gagne surtout grâce à son efficacité offensive, davantage qu'à sa solidité défensive.

Sur cette rencontre, Gautier Larsonneur illustre ce paradoxe. Le gardien stéphanois ressort avec un indicateur de buts évités négatif (-0,74) et un seul arrêt sur l'ensemble du match, pour 2,03 de xG cadrés (xGOT) encaissés, soit davantage que ce qu'il a réellement arrêté.

Un signal d'alarme qui se répète, à l'aube de la trêve internationale de trois semaines, qui verra ensuite les Verts rentrer dans le deuxième temps fort du championnat, où il faudra retrouver le rythme de leader installé en début de saison.

Source : Sofascore