ASSE : "UN ARRIÈRE-GOÛT DE DÉFAITE, UN POINT C’EST TOUT" « Le succès consiste à aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. »  Winston Churchill

THE FINAL COUNTDOWN DE MICHELINE (DE LA COMPTA) ROAD TO LIGUE 1 = 62 - 16 = -46 POINTS : « Salut les Gamins. Seize points en sept journées, ça reste propre sur soi, chemise repassée et chaussures cirées. Mais après Dunkerque, voilà qu’on laisse encore deux points sur le paillasson messin. À ce rythme-là, je vais finir par provisionner les occasions perdues en créances douteuses. Je rappelle toutefois que 16 points sur 21 (moyenne 2.29/match), ça fait encore un rendement que même mon Livret A regarde avec jalousie. Alors pas de panique au service comptabilité : 46 points à aller chercher, et tant que vous ne me transformez pas septembre en novembre, je garde la calculette, le café et une confiance toute relative dans l’espèce humaine.»

Salut les Groupies,

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C’est le retour de votre cowboy JossRandall, pour l’épisode 7, après ce frustrant FCMASSE du 19 septembre au stade Saint-Symphorien.

On avait quitté l’ASSE à Dunkerque avec la mine d’un type qui vient de découvrir que son parachute était livré sans la ficelle. On espérait donc une réaction à Saint-Symphorien, pas forcément une symphonie de Mozart, mais au moins autre chose que la reprise de La défaite en sol mineur.

Elle est venue. En partie.

Car ce Metz-ASSE laisse une sensation bizarre, celle d’avoir sauvé quelque chose tout en ayant laissé traîner deux billets de cinquante sur le comptoir. UN ARRIÈRE-GOÛT DE DÉFAITE, UN POINT C’EST TOUT : rarement titre aura autant ressemblé au lendemain d’une soirée où l’on ne sait plus très bien si on a gagné un copain ou perdu son portefeuille.

Chapitre 1 : OU L’ART DE TRANSFORMER LE CHAMPAGNE EN VICHY SAINT-YORRE

Pendant une heure, reconnaissons-le, on n’a pas exactement assisté à la résurrection du football total. Metz poussait (un peu), l’ASSE contrôlait par intermittence et le spectacle avait parfois le pouvoir calorifique d’un radiateur éteint.

Pendant une heure, l’ASSE a surtout donné l’impression d’avoir oublié qu’un match de football pouvait aussi se jouer dans le camp adverse. Metz mettait l’impact, les Verts mettaient les intentions, et comme souvent dans ce genre de mariage, c’est celui qui cogne dans la table qui choisit le menu.

Puis IAN_CATHRO_MOTRICES sort BALI_BALLO et lance DAVID_EST_CHEVELU. Et soudain, quelqu’un remet une pièce dans le flipper. RAVI_JAKOB_BREUM chauffe FISCHER, Zuriko aussi, et l’ASSE commence enfin à jouer vers l’avant avec des intentions qui ressemblent à autre chose qu’à une réunion Teams un lundi matin.

Et à la 67e, PEDRO_L’ÂNE récupère haut, combine avec BOAKYE_PROFITE_LE_CRIME et vient conclure lui-même. Quatre minutes plus tard, LE_CSON_DE_LA_RIVIÈRE_GVAI allonge parfaitement pour BOAKYE_LE_TOUR, qui part régler l’affaire du gauche. 0-2. Emballé, pesé, merci Madame !

J’avoue humblement avoir eu à cet instant précis une sorte de sourire niais (comme d’autres en ont en d’autres circonstances !).

À 0-2, l’ASSE avait retourné le match comme une crêpe bretonne un soir de Chandeleur.

Et c’est précisément là que ça fait mal.

Parce qu’une équipe qui veut remonter en Ligue 1 doit apprendre à mettre le couvercle sur la marmite quand la soupe commence à bouillir. L’ASSE, elle, a laissé dépasser la louche. Metz est revenu et le 2-2 final ressemble donc davantage à deux points échappés qu’à un point conquis.

Car après le 0-2, on se dit que Metz, sonné, va être à l’antarctique de la mort (à défiler avec les Manchots donc, sauf qu’ils ne l’ont pas été tant que ça !), congelé dans son propre stade.

Sauf que l’ASSE décide alors curieusement de reculer. Pas de dix mètres, hein : bientôt il faudra un passeport pour retrouver la ligne médiane. Et là, c’est le drame : Mbodji réduit le score à la 79e, et l’ambiance change immédiatement. Notre ASSE, jusque-là plutôt sereine en deuxième mi-temps, commence à jouer comme si le ballon était livré avec une goupille. Et quand tu as le mental à ce point dévasté, t’assures plus les livraisons, Gaston !

Et à la 89e, sur un corner largement évitable, BERNIE_LE_DINGUE dévie et Deminguet égalise au second poteau.

Ni l’équipe ni CATHRO_MOTRICES n’auront été capables de répondre au passage à deux attaquants de l’adversaire sur la fin de match.

Le plus agaçant n’est donc pas d’avoir fait 2-2 à Metz. C’est d’avoir mené 2-0 et d’avoir cessé de jouer.

Après Dunkerque, il fallait toutefois une réaction. Elle a existé. Pas pendant quatre-vingt-dix minutes, certes (et justement cette inconsistance à l’intérieur des matchs commence à interroger). Mais suffisamment pour rappeler que cette équipe possède du caractère et du talent. Maintenant, le caractère, c’est comme les essuie-glaces : c’est bien d’en avoir, mais encore faut-il penser à les mettre avant d’être dans le fossé.

Comme dit le Boss, qui reste calme et lucide dans la frustration générale (même si on sent bien entre ses lignes écossaises qu’il est fumasse, le déjà FIDÈLE_CATHRO, qu’il y a des choses qu’il n’a pas aimé du tout, et que ça pourrait se mettre à chier des bûches pour quelques-uns à l’Etrat) : deux points bêtement jetés à la poubelle.

Un arrière-goût de défaite, un point c’est tout.

Chapitre 2 : ÇA PASSE OU ÇA CALE ?

Sept matchs, c’est encore un peu court pour convoquer la commission d’enquête, mais suffisamment long pour commencer à distinguer ceux qui prennent l’escalator de ceux qui cherchent encore le bouton. Et après Metz, quelques tendances commencent à dépasser de la moquette.

Dans la catégorie « ça passe », BREUM_DU_TIGRE continue d’envoyer des signaux intéressants. Il joue avec cette capacité à accélérer les choses qui manque parfois à une ASSE encore trop portée sur le tricot à l’endroit, le tricot à l’envers et la passe latérale avec option napperon. En plus, il apporte assurément à nos Verts ce petit supplément d’imprévu qui transforme parfois une attaque placée en autre chose qu’une réunion de copropriété.

BOAKYE_PROFITE_LE_CRIME, lui, surtout, vient de remettre une pièce sérieuse dans la machine avec un but et une passe décisive. Assurément le joueur de plus fiable de l’effectif depuis le début de la saison, même s’il continue à prendre des jaunes. Solide. Efficace.

PEDRO_L’ÂNE confirme qu’il n’est plus là pour faire le nombre sur la photo de classe. Après un court passage plus délicat, le gamin marque à nouveau des points, au propre comme au figuré et pousse un peu plus son dossier vers le haut de la pile. Très solide, il joue sans complexe et semble avoir compris qu’en football, la hiérarchie ressemble beaucoup aux files d’attente à la boulangerie : si celui de devant roupille, tu lui passes devant.

CSONGVAI_QUE_VAILLE s’installe tranquillement dans le paysage. Ce monsieur a des pluriels qui me paraissent singuliers : de l’activité, de l’impact, du volume et suffisamment de personnalité pour ne pas demander l’autorisation avant de jouer.

En revanche, au milieu, tout n’est pas encore aussi huilé qu’une friteuse de baraque à frites. BERN_HAPPY_AUER a livré un match moyen à Metz, et son association avec CSONGVAI_QUE_VAILLE pose peut-être une question de profils. Les deux savent jouer, les deux peuvent organiser, mais l’ASSE a parfois manqué de maîtrise, de complémentarité et surtout d’un type capable de prendre le match par le colbac quand celui-ci commence à partir de travers. Avoir deux bons musiciens ne suffit pas toujours à faire un orchestre, surtout s’ils ont tous les deux apporté le même instrument. Et ça au bout d’un moment, c’est comme le cassoulet toulousain : ça vous échappe, et après on cherche longtemps comment nettoyer la nappe.

Devant aussi, ça commence à caler un chouïa. CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR et BALI_BALLO, si prometteurs dans les premières semaines, donnent l’impression d’avoir laissé quelques chevaux à l’écurie et de traverser une période où le GPS semble recalculer l’itinéraire. On sait ce qu’ils peuvent apporter, mais pour le moment le colis arrive parfois après le client : le potentiel, c’est formidable, mais encore faut-il en faire quelque chose quand le match réclame davantage de justesse, de mouvement et de présence. Pas de quoi déclencher le plan ORSEC toutefois, mais CATHRO dispose désormais de suffisamment de solutions pour que les statuts ne deviennent pas des rentes viagères. Avec la nouvelle bonne entrée de DAVID_EST_CHEVELU, je ne serais surpris qu’à 5% de voir du turnover sur les deux postes offensifs dans les prochains matchs.

Derrière, le chantier du latéral gauche reste ouvert avec la pancarte « danger, travaux ». Match après match, l’endroit ressemble de plus en plus au passage piéton préféré des adversaires. On peut respecter les placements, les circuits et le tableau noir, etc. Et il a parfaitement raison de respecter les consignes, notre « petit australien » (comme dit un pote que je salue) de BEN_L’ONCLE_OLD, elles sont très utiles — comme avant dans les gares. Mais il faudrait surtout qu’à un moment quelqu’un ferme la porte, parce que les visiteurs commencent à connaître le code. Et qu’à un moment, quand l’adversaire déboule, oublier le manuel et lui expliquer que la visite guidée s’arrête là. Sans doute un des chantiers en prévision du prochain mercato hivernal, mais on y reviendra. Y a le temps.

Et puis il y a LARSONNEUR_AUX_VAINCUS...

Là, on ne va pas tourner autour du pot jusqu’à user le carrelage. Après sept journées, le gardien de l’ASSE n’est pas au niveau attendu. Trop peu décisif, pas suffisamment rassurant et désormais capable d’ajouter ses propres hésitations à celles d’une défense qui n’avait franchement pas besoin qu’on lui fasse cadeau du service trois pièces. Il ne s’agit plus d’un match raté qu’on range dans le tiroir en sifflotant : ça commence à devenir une tendance.

GAUTIER_LARSOUILLEUR a rendu suffisamment de services à l’ASSE pour qu’on respecte le bonhomme et ce qu’il a fait. Mais le football professionnel n’est pas une caisse de retraite complémentaire. L'AUDI_CATHRO, passage en seconde, doit désormais au minimum se poser sérieusement la question du challenger C'EST_MAMOUR_A_LA_CAGE (AHOU CHACHACHA !!). Celle-là je la rends immédiatement à son auteur à savoir La JUPETTE, sinon pinailleur comme je le connais il va me coller un procès !

Pas pour condamner LARSOUILLEUR sur la place publique, non. Mais parce que la concurrence n’a d’intérêt que si elle peut un jour produire ses effets. Sinon, autant l’appeler de la décoration intérieure.

Un gardien doit rapporter des points, rassurer ceux qui jouent devant lui et parfois sortir l’arrêt que personne n’attend. Pour l’instant, Larsonneur n’en fait pas assez. Et à ce poste-là, les erreurs ne se rangent pas sous le tapis. Elles finissent généralement au tableau d’affichage.

Et sous une pseudo apparence de mec solide « à personnalité », j’ai peur qu’en fait le compte n’y soit pas. Et de toute façon comme dit souvent un pote qui n’est certes pas des plus brillants : « Rien ne sert d’être fort comme un chêne si t’es con comme un gland ».

CONCLUSION : LE POINT, ET APRÈS ?

Après sept journées, l’ASSE compte 16 points.

La saison dernière, l’ASSE de HORNERLAND en comptait 17 au même moment. Un de plus. Autant dire l’épaisseur d’une rondelle de jambon.

Mais souvenons-nous surtout de la suite : trois défaites lors des quatre matchs suivants et seulement trois points pris sur douze. Voilà précisément le piège à éviter. Et c’est là que la comparaison va devenir intéressante.

Cette ASSE 2026-27 me semble mieux armée, posséder davantage de solutions et donner malgré tout l’impression d’avoir plus de marge. Mais les impressions, au classement, ça rapporte exactement autant de points que les bonnes intentions dans un divorce.

Reste à trouver cette régularité de match en match, et même à l’intérieur d’un même match. C’est généralement ça qui sépare les candidats à la montée de ceux qui passent leur printemps à sortir les calculettes.

Et à CATHRO de faire les bons choix aussi.

Trois semaines de trêve arrivent désormais pour régler les détails, remettre certaines têtes à l’endroit et resserrer deux ou trois boulons.

Parce qu’en Ligue 2, les détails ont une sale habitude : quand on ne s’en occupe pas, ce sont eux qui finissent par s’occuper de vous.