Avant d’affronter Montpellier, l’effectif professionnel de l’ASSE a vécu un moment particulier au musée des Verts. Une visite destinée à rappeler aux joueurs la richesse de l’histoire stéphanoise, mais surtout à leur faire mesurer ce que représente le maillot vert. Loïc Perrin en a profité pour livrer un discours fort sur l’identité du club.
À Saint-Étienne, l’histoire ne se résume pas à quelques trophées exposés dans une vitrine. Elle se transmet. Elle se raconte. Et surtout, elle se ressent. C’est précisément le message qu’a voulu faire passer Loïc Perrin aux joueurs de l’ASSE avant la rencontre face à Montpellier.
Le groupe professionnel s’est rendu au musée des Verts pour découvrir ou redécouvrir les grandes pages de l’histoire du club. Une immersion forcément particulière pour certains joueurs arrivés récemment dans le Forez. Car porter le maillot vert, c’est aussi s’inscrire dans une histoire qui dépasse largement le cadre sportif.
Loïc Perrin veut transmettre l’ADN des Verts
Ancien capitaine emblématique de l’ASSE, Loïc Perrin est particulièrement bien placé pour parler de cette identité. Arrivé au club il y a trente ans, il a grandi avec Saint-Étienne et en a connu les différentes périodes. Aujourd’hui encore, il mesure la difficulté de transmettre ce que représente réellement l’ASSE à ceux qui découvrent le club.
« J’aimerais vraiment vous transmettre ce que peut être ce club, la puissance qu'il représente ici, à l'extérieur, dans toute la France », a lancé Loïc Perrin devant les joueurs.
Le message est clair. L’ASSE possède une dimension particulière dans le football français. Une popularité qui dépasse les frontières de Saint-Étienne et qui s’est construite au fil des générations.
Pour Perrin, il ne s’agit pourtant pas de demander aux joueurs de simplement connaître les dates, les trophées ou les noms des anciennes gloires. Le plus important est ailleurs. « Je n'ai pas envie de vous convaincre de ce que vous pouvez vivre ici mais j'ai juste envie que vous le ressentiez, au plus profond de vous », explique-t-il.
Une phrase qui résume parfaitement la démarche. Le musée permet de voir l’histoire. Mais Loïc Perrin veut surtout que les joueurs comprennent ce qu’elle signifie.
« C'est un club qui marque »
Au fil de la visite, les joueurs ont pu retrouver les visages de ceux qui ont marqué l’histoire de l’ASSE. Des générations de joueurs qui ont toutes laissé une trace dans le Forez.
Pour Loïc Perrin, ces parcours illustrent une particularité du club. « Toutes les personnes, tous les joueurs que vous avez vus dans ce musée ont une histoire avec le club, certains ont même des histoires extraordinaires avec ce club », rappelle-t-il.
Et l’ancien capitaine parle en connaissance de cause. Après trois décennies passées autour de l’ASSE, il sait mieux que quiconque l’empreinte que peut laisser le club sur ceux qui y passent.
« C'est un club qui marque, croyez-moi », insiste-t-il.
Un sentiment qui devient parfois encore plus évident avec le recul. Sur le moment, lorsqu’un joueur évolue au quotidien à l’Étrat et enchaîne les matchs sous le maillot vert, il peut être difficile de prendre toute la mesure de ce qu’il vit. Mais les souvenirs restent.
Perrin évoque ainsi ses anciens coéquipiers. « Quand je revois mes coéquipiers, je sais que c'est un club qui marque. On ne s'en rend pas forcément compte quand on est sur place », raconte-t-il.
Puis vient la conclusion, particulièrement forte, de son discours : « Mais croyez-moi qu'après, vous vous direz : ouais, c'était un putain de club ! »
Des mots simples, mais qui traduisent toute l’affection de Loïc Perrin pour l’ASSE. À travers cette visite du musée des Verts, l’objectif était donc aussi de rappeler aux joueurs qu’ils sont désormais eux-mêmes des acteurs de cette histoire. À eux, désormais, d’écrire leur propre chapitre sous le maillot stéphanois.
