Ancien entraîneur des deux clubs, Frédéric Antonetti s'est confié à Nice-Matin avant le match aller des barrages. Un 50/50, selon lui, avec une ASSE sous-performeuse cette saison mais dotée d'une attaque de L1.

Pour Antonetti, l'avantage théorique du club de première division ne suffit pas à faire pencher la balance. Il juge ce barrage « vraiment du 50/50 », estimant que l'ASSE dispose d'une attaque de niveau Ligue 1 qui aurait dû lui permettre de « survoler le championnat de Ligue 2 et terminer avec quinze points d'avance sur le 3e ». Si ce ne fut pas le cas, c'est en raison d'un effectif mal exploité et d'un changement d'entraîneur en cours de route — autant de facteurs qui brouillent les repères habituels des barrages.

Stassin (ASSE), Diop, Wahi : les armes offensives au cœur du match

Le technicien corse insiste sur la densité offensive des deux équipes. Il cite côté stéphanois le trio Stassin – Davitashvili – Cardona, face aux Niçois Diop, Cho et Wahi. Des profils capables de faire basculer n'importe quel match, d'autant qu'Antonetti reconnaît que la défense niçoise, « très athlétique », présente encore des lacunes — il pointe notamment l'erreur concédée sur le troisième but lensois. Dans ce contexte, tout peut arriver dans les deux sens.

Le huis clos, un handicap réel pour Nice

Sur la question du huis clos imposé à Nice, Antonetti ne mâche pas ses mots : il parle d'un « inconvénient » clair, comparant l'atmosphère à celle vécue pendant le Covid. « Ça résonne et ne ressemble en rien à un match de compétition », confie-t-il, ajoutant que les supporters niçois « auraient fait le job pour un tel match » malgré la brouille avec leur club. Un avantage indirect pour Geoffroy-Guichard, dont le bouillant public pourrait peser.

Et côté cœur ?

Interrogé sur ses préférences, Antonetti botte en touche avec humour : « C'est comme choisir entre mon fils et ma fille ». Lui qui a dirigé les Verts comme les Aiglons refuse de trancher — mais ses mots sur Saint-Étienne, sa conviction que l'ASSE aurait dû dominer la Ligue 2, et le handicap du huis clos qu'il souligne pour Nice, laissent transparaître une volonté que le football l'emporte dans ce duel.

Source : Nice-Matin