Ce dimanche soir, l’AS Saint-Étienne a découvert son adversaire pour les barrages d’accession à la Ligue 1 à l’issue du dernier multiplex du championnat. Avec un match nul face au FC Metz (0-0), les niçois de Claude Puel devront donc passer par la case barrages. Retour sur l’historique de l’épreuve depuis sa réinstauration.

Face aux Verts se dressera donc l’OGC Nice, qui découvrira pour la toute première fois ce format particulier. Un contexte bien différent de celui de Saint-Étienne, devenu au fil des saisons un véritable habitué de ces rendez-vous sous haute tension.

Un format que l’ASSE connaît mieux que personne

Instaurée lors de la saison 2016/2017, la formule actuelle des barrages Ligue 1 / Ligue 2 s’est progressivement installée dans le paysage du football français. Malgré une édition annulée lors de la saison 2019/2020 à cause de la crise du Covid-19 ainsi qu’une suppression exceptionnelle en 2022/2023 lors du passage de la Ligue 1 à 18 clubs, ce format reste aujourd’hui l’un des plus redoutés du calendrier.

Avec cette nouvelle participation, l’ASSE disputera ainsi son troisième barrage depuis la création du système moderne. Aucun autre club n’a autant fréquenté cette compétition, hormis le Toulouse FC qui compte deux participations.

Depuis 2016, les barrages ont d’ailleurs offert un équilibre parfait entre clubs de Ligue 1 et clubs de Ligue 2. Quatre formations issues de l’élite sont parvenues à se maintenir tandis que quatre clubs de Ligue 2 ont réussi à décrocher leur montée. Une réalité qui vient casser l’idée selon laquelle le club de Ligue 1 partirait automatiquement favori.

Une dynamique souvent décisive dans les barrages

Au fil des saisons, plusieurs tendances se sont également dégagées dans ces confrontations couperets. La première est simple : les clubs de Ligue 2 arrivent généralement lancés par une dynamique positive et une confiance accumulée au fil des semaines. À l’inverse, les équipes de Ligue 1 abordent souvent ces matchs dans un climat de crise sportive et mentale.

L’OGC Nice, qui a vu sa rencontre face au FC Metz se terminer dans une ambiance particulièrement tendue entre supporters et forces de l’ordre tout au long de la soirée, devra également gérer une fin de saison sous pression. Le club niçois devra en effet préparer ce barrage tout en disputant une finale de Coupe de France le 21 mai face au RC Lens.

L’ASSE connaît parfaitement cette réalité. Les Verts avaient d’abord connu la désillusion face à l’AJ Auxerre en 2022 avant de prendre leur revanche deux saisons plus tard contre Metz dans une double confrontation restée dans les mémoires.

Autre statistique marquante depuis l’instauration du format moderne : l’équipe qui remporte le match aller finit systématiquement par valider son maintien ou sa montée. Une donnée qui pourrait rendre la première manche à Geoffroy-Guichard, le 26 mai prochain, particulièrement déterminante pour les Stéphanois.

Les Verts savent désormais à quoi s’attendre. Entre expérience accumulée, pression populaire et enjeux sportifs immenses, l’ASSE s’apprête une nouvelle fois à jouer une partie de son avenir sur 180 minutes.

Source : Peuple-Vert.fr ; Transfermarkt ; footmercato.