Souvent programmée le samedi soir, l’ASSE subit un calendrier dicté par beIN Sports. Une exposition utile, mais aux effets sportifs discutables selon Olivier Dall’Oglio.

Depuis plusieurs semaines, l’ASSE s’installe dans une habitude qui interroge. Les Verts jouent régulièrement le samedi soir. Une case premium en Ligue 2, mais qui n’est pas anodine. En étant diffusé après la majorité des rencontres, le club stéphanois devient un produit d’appel pour beIN Sports. Une exposition médiatique forte, mais qui soulève des questions sur l’équité sportive.

Car dans cette configuration, les hommes de Philippe Montanier entrent sur la pelouse en connaissant déjà la plupart des résultats de leurs concurrents directs. Une donnée loin d’être neutre dans une course à la montée souvent serrée. Faut-il y voir un avantage psychologique ou une pression supplémentaire ?

ASSE : un avantage psychologique à double tranchant

Dans les colonnes de L’Équipe, l’ancien entraîneur des Verts, Olivier Dall’Oglio, a livré son analyse. Pour lui, difficile de trancher clairement. Tout dépend du contexte et de la dynamique du moment.

“Je préfère jouer avant, faire mon résultat, et après regarder les autres”, explique-t-il. Une vision partagée par de nombreux techniciens. L’idée est simple : imposer un rythme, mettre la pression et obliger les adversaires à courir derrière.

Mais la réalité est plus nuancée. “C’est à double tranchant”, insiste Dall’Oglio. Une défaite dans ce contexte peut au contraire libérer les concurrents. Elle agit comme un signal positif pour les autres équipes, qui abordent leur match avec plus de confiance et de motivation.

Une pression constante pour les Verts

Pour l’ASSE, cette programmation répétée impose une forme de pression permanente. Chaque match devient un rendez-vous stratégique. En cas de victoire, les Verts peuvent frapper fort dans la course au classement. En cas de faux pas, l’effet inverse est immédiat.

Cette situation oblige le staff à adapter son discours. Comme le souligne Dall’Oglio, les entraîneurs doivent “positiver au maximum” selon les circonstances. Une gestion mentale essentielle dans une saison longue et exigeante.

Mais au-delà de l’aspect psychologique, cette exposition répétée traduit aussi une réalité : l’ASSE reste l’un des clubs les plus attractifs de Ligue 2. Un poids médiatique qui influence directement les choix des diffuseurs.

Reste à savoir si cet avantage en termes de visibilité se traduira sportivement. Car dans la course à la montée, chaque détail compte. Et le calendrier pourrait bien jouer un rôle plus important qu’il n’y paraît.