Portée par quatre victoires consécutives, l'ASSE affiche des progrès visibles. L’un des signaux les plus marquants reste leur capacité nouvelle à mieux finir les matchs, alors que l’exigence physique de la Ligue 2 semblait avoir été sous-estimée en début de saison. Analyse dans notre avant-match sur Youtube.
Depuis l'arrivée de Philippe Montanier, les Verts ne terminent plus les rencontres sur les rotules. "La gestion est bonne", analyse Clément, rédacteur pour Peuple Vert. "On a l’air d’être dans une approche vraiment très sécuritaire, où on veut garder tout le monde entre 90 et 100 % et éviter que quelqu’un soit dans le rouge"
Surtout, Eirik Horneland avait une très grande exigence sur le plan physique. "Que ce soit toutes les semaines ou tous les jours, il voulait qu’on soit tout le temps à bloc", observe Romain, rédacteur pour Peuple Vert. "Sauf que la réalité, c’est qu’on a vu apparaître des bobos, et du coup une équipe qui perdait du jus."
L’adaptation compliquée à la Ligue 2 des recrues venues de l’étranger
Les Verts sont certes désormais capables de terminer les rencontres. Mais des joueurs comme Chico Lamba, Mahmoud Jaber ou Ebenezer Annan ont encore du mal avec l'intensité du championnat.
"On a tendance à minimiser un peu l’impact physique du championnat de France", analyse Romain. "On le voit aussi avec Mahmoud Jaber, qui vient d’Israël. Même des joueurs qui sont pourtant assez physiques. Quand tu vois un Chico Lamba ou un Mahmoud Jaber, ce sont de beaux bébés. Mais malgré ça, l’intensité est différente : ça court beaucoup et les impacts sont bien présents."
Le milieu de terrain a déjà raté 4 journées, tandis que le portugais 14 et le ghanéen 6. "Il va falloir qu’ils apprennent. Horneland en a souvent parlé : ils doivent s’habituer à cette intensité pour pouvoir gagner en régularité."