Quand on évoque Philippe Montanier avec Robert Nouzaret, les mots fusent avec une sincérité rare dans ce milieu. L’ancien entraîneur des Verts, artisan de la remontée en D1 en 1998, a lancé Montanier dans le grand bain.

Robert Nouzaret a d'abord connu Philippe Montanier en tant que gardien à Caen, puis l’a fait venir comme adjoint à Toulouse en 2000. « Tout le monde rêve de travailler avec un mec comme Philippe, lâche Nouzaret. L’homme est exceptionnel : pro, compétent, talentueux, sérieux et droit. Il ne cherchera jamais à te mettre une peau de banane. »

Montanier, un entraîneur respecté et respectueux.

Au-delà de la technique ou de la tactique, c’est l’homme que Nouzaret met en avant. « Philippe, c’est un amoureux. Il aime trop les autres. Mais il a appris à faire attention avec l’affect, il est devenu vigilant. » Une attention particulière à l’humain que Nouzaret juge essentielle dans le métier : « La gestion humaine, c’est bien plus dur que l’organisation de jeu. Il y a tellement de facteurs à appréhender : la partialité, la mauvaise foi, la mauvaise humeur. Cette façon de gérer l’humain, tu l’as ou tu l’as pas. »

Costaud, solide, fidèle à ses valeurs.

Et quand Montanier remporte la Coupe de France avec Toulouse, Nouzaret n’est pas surpris. « Je lui ai dit de bien en profiter car ça va vite. Mais je ne lui ai rien appris. Philippe se maintient dans toutes les situations, bonnes ou mauvaises, ça ne change rien à ses objectifs. Il est costaud, solide. »

Robert Nouzaret sait ce que représente l’ASSE. Il l’a portée à bout de bras à une époque cruciale. Voir Philippe Montanier dans le costume d’entraîneur des Verts serait pour lui une forme de continuité. Une transmission. Presque naturelle. Montanier vu par Nouzaret – Quand l’ancien Vert parle d’un futur Vert.

Source : L'Equipe