C'est un véritable casse-tête auquel fait face la Ligue de Football Professionnel Féminin à quelques semaines de la reprise. Suite aux remous administratifs de l'été, la Seconde Ligue se retrouve amputée d'un de ses membres. Alors que l'AS Saint-Étienne doit lancer sa saison le 6 septembre prochain sur la pelouse de Thonon, le championnat ne compte pour le moment que 11 équipes.
Retour sur un jeu de chaises musicales d'une complexité rare, entre repêchage inattendu en Arkema Première Ligue et refus historique en Seconde Ligue.
Lens grimpe dans l'élite, Dijon au tapis
Suite à la décision de la DNCG d'exclure le Dijon FCO Féminin des compétitions nationales, et après le renoncement du club bourguignon à faire appel, une place s'est libérée dans l'élite.
Le RC Lens, relégué sportivement en Seconde Ligue en même temps que l'ASSE, a immédiatement été repêché pour évoluer en Arkema Première Ligue cette saison. Un scénario anticipé par les dirigeants lensois :
« Cette éventualité figurait parmi les différents scénarios envisagés par le club, qui poursuit désormais les travaux engagés en vue de préparer au mieux le prochain exercice. »
Si le bonheur des unes fait le malheur des autres, ce rebond des Sang et Or vers l'étage supérieur a automatiquement libéré un spot en Seconde Ligue.
Caen refuse poliment le "cadeau empoisonné" de la Seconde Ligue
Pour remplacer Lens, la Ligue s'est tournée vers le Stade Malherbe Caen, pensionnaire de Division 3. Mais contre toute attente, le club normand a officiellement refusé cette promotion administrative ce lundi 13 juillet.
Dans un communiqué empreint de lucidité, la direction caennaise pointe du doigt un timing intenable à quelques semaines de la reprise :
« Cette accession, de nature administrative et non sportive, a été formulée à quelques jours seulement de la reprise... Une annonce trop tardive pour se préparer sereinement. »
Pour Caen, monter à la hâte sans pouvoir recruter, signer les contrats fédéraux obligatoires ou mobiliser les budgets nécessaires aurait mis en péril le club : « Assumer dans le même temps l'installation d'une équipe féminine en Seconde Ligue, sans une préparation adéquate, ferait peser un risque sur la structure. »
Et maintenant pour l'ASSE ?
Ce refus caennais laisse la Seconde Ligue dans un flou artistique total. À l'heure actuelle, le calendrier n'affiche que 11 formations sur la ligne de départ.
Pour les joueuses de l'ASSE et leur entraîneur Yannick Chandioux, la préparation se poursuit malgré cette incertitude. Les Vertes ont toujours rendez-vous le 6 septembre 2026 pour la première journée sur le terrain de Thonon. Reste à savoir si la Ligue trouvera à temps un douzième club pour compléter le tableau, ou si le championnat devra se disputer avec un exempt à chaque journée. En attendant, la reprise de la Seconde Ligue, le mercato se poursuit du côté de l'ASSE !
