Eirik Horneland reprend l'avion pour Bergen. Selon le quotidien norvégien BT, l'ancien entraîneur de l'ASSE est en route pour finaliser les négociations avec SK Brann, le club où il a construit sa réputation. Un contrat de 4,5 ans, jusqu'en 2030, l'attendrait selon les informations de Bergens Tidende. Le chapitre stéphanois est bel et bien fermé.

Il a déclaré simplement : «Je prends un vol pour Bergen pour parler avec Per-Ove». Horneland file à Flesland, l'aéroport de Bergen, régler les derniers détails d'un retour qui a tout d'une évidence rétrospective. Brann, c'est là où il a tout construit. Entraîneur assistant d'abord, intérimaire ensuite, puis manager à part entière à partir d'août 2021 : 134 matchs sur le banc, une montée depuis la deuxième division norvégienne, un titre de champion de Norvège. La maison, littéralement.

Hassan El Fakiri (ex-ASSE), Erik Huseklepp et Morten Kalvenes formeraient son staff d'adjoints. Des noms qui sentent le projet construit dans la durée.

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L'ASSE, une parenthèse ambitieuse qui n'a pas tenu

Pour les supporters stéphanois, les images restent vivaces. Horneland avait débarqué à Saint-Étienne en janvier 2025 avec une réputation bâtie en Scandinavie et une philosophie de jeu affirmée : pressing haut, possession construite, 4-3-3 offensif. Sur le papier, le profil correspondait à ce que les Verts cherchaient pour se sortir de Ligue 2.

Les premières semaines avaient suscité un enthousiasme réel. Le football proposé était attrayant, identifiable, parfois salué par les observateurs. Horneland voulait jouer, faire jouer, produire du jeu. Ça se voyait.

Mais la réalité de la Ligue 2 avait rattrapé les intentions. L'équipe ne tenait pas derrière. Poreuse, fébrile sur les phases défensives, incapable de trouver l'équilibre entre l'ambition offensive et la solidité nécessaire pour gagner dans un championnat aussi âpre. 43 matchs au total, 1,33 points par match en moyenne. Suffisant pour se mêler à la course à la montée, pas suffisant pour emporter l'adhésion totale d'un Chaudron qui attendait autre chose qu'un football séduisant sans résultats constants.

Son contrat s'était arrêté le 31 janvier 2026. L'aventure française aura duré un an, pas davantage. Une expérience qui n'a pas pris, pour un entraîneur qui avait peut-être besoin d'un contexte plus favorable pour exprimer pleinement sa méthode.

Ce que les Verts retiennent de lui

Il serait injuste de résumer le passage de Horneland à Saint-Étienne à un échec pur. Il a laissé des traces dans le jeu, dans la manière d'aborder certains aspects de la préparation, et dans la tête de quelques joueurs qui ont progressé sous ses ordres. Mais le football ne se gagne pas qu'avec des idées. Et à Saint-Étienne, les idées sans les résultats ne font pas long feu.

Après Philippe Montanier, c'est Ian Cathro qui a depuis pris le relais. L'ASSE regarde vers l'avant, vers la Ligue 2 qui s'annonce et le mercato estival qui commence s'emballe. Horneland, lui, retourne à Bergen retrouver ses repères, ses automatismes, un public qui l'a adulé et un club qu'il connaît dans ses moindres recoins.

Pour Brann, c'est un signal fort. Pour l'ASSE, c'est définitivement tourner une page. Sans rancœur de part et d'autre.

Bon retour, Eirik.

Source : BT (Bergens Tidende) / Transfermarkt / BA