"BONNE FÊTE, MON ROUDOUROU" - ASSE
“Attack wins games, defence wins championships.” Attribuée à Sir Alex Ferguson
Qu’on pourrait traduire (pour mon Hool’s de Thaumier) par : « L’attaque fait gagner des matchs, mais c’est la défense qui fait gagner des titres » ... Et parfois fait renaître notre ASSE 😊
« Une équipe, ce n’est pas une somme d’individualités, c’est une organisation. » Aimé Jacquet
The Final Countdown de Micheline (de la compta) : ROAD TO LIGUE 1 = -30 points
« Salut les gamins. Alors là, miracle comptable : j’ai dû ressortir la calculatrice scientifique. Trois points de plus dans la colonne “recettes”, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu deux fois de suite un chiffre positif sans loupe. Six points en caisse — on n’est pas encore au CAC 40, mais au moins on a quitté le régime “découvert autorisé”. Le plan de redressement continue. Lentement, mais dans le bon sens. C’est dire si je redeviens optimiste. À la prochaine clôture, les gamins. »
Salut les Groupies,
C’est le retour de votre cowboy JossRandall après ce #EAGASSE du 14 février, jour de Saint-Valentin (d’où le titre évidemment). Et c’est une victoire, histoire de faire miroiter notre pur amour au soleil de la sérénité !!
Un match que je résumerais de la manière suivante : Deux mi-temps, un seul sourire
Oui, il y a des matchs qui se racontent comme un roman russe : une première partie enlevée, presque brillante, puis une seconde où l’on serre les dents comme chez le dentiste un lundi matin. Cette rencontre-là fut un diptyque. Côté pile, une ASSE fringante, organisée, appliquée, qui récite son football avec sérieux et ambition retrouvée. Côté face, une ASSE recroquevillée, courageuse mais sous pression, accrochée à son os comme un vieux molosse qui refuse de lâcher.
Et pourtant, au coup de sifflet final, on ne retiendra qu’une chose : trois points. Deuxième victoire consécutive. Six points pris sur six. Une solidité retrouvée, presque revendiquée. Et le pari MONTANIER qui, pour l’instant, tient la route. On ne parle pas encore d’autoroute vers les sommets, mais disons que la départementale est dégagée et que la voiture ne tousse plus à chaque côte.
Cette ASSE nouvelle version a montré deux visages, mais un seul caractère : celui d’une équipe qui apprend à gagner autrement.
Chapitre 1 : Le retour des gueules fermées et des lignes serrées - ASSE
On avait réclamé de la solidité, on a été servis. Ce qui frappe d’abord, c’est ce bloc. Plus bas, plus compact, plus dense qu’un discours d’avant-match un soir de derby. Les lignes sont resserrées, les intervalles réduits, et même les artistes ont mis le bleu de chauffe.
Oui, dans cette ASSE, tout le monde défend. Même ceux qui, jadis, regardaient le ballon revenir avec l’enthousiasme d’un contribuable recevant son avis d’imposition. On voit des replis, des courses de compensation, des gestes d’entraide. Le collectif a repris le pouvoir sur les ego.
Le style a changé aussi. Ça se remarque autant qu’un curé à Courchevel. Moins de possession stérile, moins de passes latérales pour faire joli sur les statistiques. L’ASSE version MONTANIER préfère attendre, fermer les espaces, puis jaillir. Transitions rapides, projection immédiate, efficacité presque clinique. On laisse le ballon à l’adversaire comme on laisse parler un bavard : pour mieux le punir ensuite.
Dans les temps forts, il faut frapper. Et ça, l’ASSE l’a enfin compris. On a marqué quand il le fallait, au moment opportun, celui qui fait basculer un match. Certes, tout n’est pas parfait. STASSIN_VALENTIN, par exemple, pourrait encore transformer certaines situations avec plus de froideur. Mais l’intention est là : faire mal quand la porte s’entrouvre.
Et puis, surtout, on a su gérer les temps faibles. La deuxième mi-temps fut une longue défense de territoire. On plie, parfois on tremble, mais on ne rompt pas. Cette capacité à souffrir ensemble, à accepter de subir sans exploser, c’est le socle des équipes qui visent autre chose que le ventre mou.
Cette ASSE-là ne cherche plus à séduire, elle cherche à durer.
Chapitre 2 : visages neufs, CONFIRMATIONS, ET revenants
Un collectif, c’est bien. Des hommes en forme, c’est mieux.
Parmi les bonnes surprises, comment ne pas saluer LE_CARDINAL_PACINO ? Solide, propre, serein comme un notaire un jour de signature. Toujours bien placé, jamais affolé, et capable de relancer proprement sans envoyer le ballon en orbite basse. Dans cette ASSE, il apporte une assurance presque bourgeoise.
KANTÉ_DANS_LE_DÉSERT (depuis trop longtemps na na na) (merci au Maréchal @RBruyas91267), lui, c’est le coupeur de lignes. Toujours dans les trajectoires, toujours à l’affût pour intercepter. Il gratte, il harcèle, il empêche l’adversaire de respirer. Attention toutefois : la deuxième période a montré quelques signes de fatigue. Le moteur est puissant, mais il faudra veiller à l’entretien.
Côté confirmations, PEDRO_L’ANE continue son numéro d’équilibriste. Paisible comme une place de village après le départ du Cirque. Il ne fait pas de bruit, le gamin, mais il fait très bien le boulot. BEN_L’ONCLE_OLD, repositionné dans un rôle qui n’est pas naturellement le sien, s’adapte de mieux en mieux. Intelligence tactique, discipline, sens du placement : il comprend ce qu’on attend de lui et l’exécute. Et GAUTIER_LARSOUILLEUR nous sauve le cul juste au moment où c’est nécessaire.
DAVID_EST_CHEVELU, lui, a ajouté une corde à son arc. On connaissait son allant offensif ; on découvre son implication défensive. Il attaque toujours, mais désormais il revient. Et ça change tout dans l’équilibre du côté gauche de l’ASSE. Sans doute aussi pour ça que BEN_L’ONCLE_OLD tire mieux son épingle du jeu que dans certains précédents matchs.
Quant à mon ROBERT_JAQUES (BOAKYE_PROFITE_LE_CRIME), il est partout. Un vrai couteau suisse : utile à droite, précieux à gauche, pertinent dans l’axe. Il bouche les trous, colmate les brèches, rend des services sans jamais rechigner. Dans une ASSE en reconstruction, ce genre de profil vaut de l’or.
Et enfin, il y a les retours en forme qui se confirment. CARDONA_QUE_L'AMOUUUUR confirme sa superbe entrée du weekend précédent, semble retrouver du jus, de l’allant, de la percussion. On le sent plus tranchant, plus concerné (même s’il y a quand même un vrai sujet concernant la coiffure). Et enfin STASSIN_LA_DEMI_LUNE, malgré quelques approximations, pèse sur les défenses, multiplie les appels, use les centraux. Il monte en régime, et ça se voit. Mais désormais, il serait quand même temps qu’il marque pour s’ouvrir définitivement les chakras.
CONCLUSION : Doucement les basses
Alors oui, l’ambition revient. Oui, notre ASSE donne le sentiment d’avoir retrouvé un cap, une colonne vertébrale et une envie commune. Oui, il semble que MONTANIER, en moins de temps qu’il n’en faut à un cheminot SNCF pour se mettre en grève, a réussi à amener un truc, pas uniquement tactiquement, mais aussi un bon coup de pied occulte dans l’état d’esprit collectif de ce groupe.
Mais prudence, toujours prudence.
On se souvient des débuts enthousiasmants sous HORNELAND. Deux matchs, des sourires, des illusions… et puis la suite que l’on connaît. Le football a la mémoire courte mais les supporters, eux, ont l’archivage tenace. Et ça ne serait pas la première fois que mon enthousiasme retombe comme le soufflé au fromage de ta belle-mère quand tu te pointes à la bourre au repas dominical.
La deuxième mi-temps de ce match rappelle que tout n’est pas encore huilé. Physiquement, plusieurs ont semblé accuser le coup après la pause : KANTÉ_PARTIRO, IGOR_MILADY_NOVICE, et dans une moindre mesure CARDONA et DAVID_EST_CHEVELU. Le milieu, notamment en l’absence de profils comme JABERLIPOPPETTE, demeure un chantier sensible. Quand l’intensité baisse, l’édifice vacille un peu.
Mais si notre ASSE continue sur cette voie – solidarité, discipline, efficacité – alors les ambitions ne seront plus un gros mot. Il faudra confirmer, répéter, enchaîner. Et sous ces réserves-là, après un long moment triste comme un chien castré qui assiste à une partouze, on pourrait enfin avoir le périscope qui refait surface.
Et peut-être qu’un jour, on ne parlera plus de reconstruction, mais de reconquête. Et on se prendra à rêver à nouveau d’aller se faire rougir le fion par le PSG deux fois par an ! 😊
En attendant, savourons. Six points sur six, deux victoires de suite, un collectif qui vit. L’ASSE n’est pas encore revenue au sommet, mais elle a retrouvé quelque chose d’essentiel : le respect d’elle-même. Et ça, mine de rien, c’est déjà une victoire.