En conférence de presse ce dimanche, Claude Puel est revenu sur son aventure stéphanoise. Désormais entraîneur de l’OGC Nice, l’ancien manager général des Verts a souhaité remettre certaines choses en perspective concernant son passage dans le Forez, une période qui continue de diviser chez les supporters stéphanois.

Passé sur le banc de l’AS Saint-Étienne entre octobre 2019 et décembre 2021, Claude Puel n’a jamais laissé indifférent. Entre résultats sportifs décevants, politique d’austérité et mise en avant des jeunes du centre de formation, l’ancien technicien stéphanois reste associé à une période particulièrement agitée dans l’histoire récente du club.

Puel : Une mission de reconstruction dans un contexte explosif

Lorsqu’il arrive à Saint-Étienne à l’automne 2019, le contexte est loin d’être idéal. Qualifié quelques mois plus tôt pour une campagne européenne, le club doit aussi composer avec les conséquences d’une politique sportive ambitieuse menée précédemment. Masse salariale élevée, effectif chargé et difficultés financières. La direction souhaite alors changer radicalement de cap.

Claude Puel doit alors incarner un nouveau projet, réduire les coûts, restructurer l’effectif et miser davantage sur la formation. Plusieurs gros contrats disparaissent progressivement, des joueurs à forte valeur marchande quittent le club, tandis que les jeunes issus du centre de formation prennent davantage d’importance.

Mais ce projet intervient dans une période particulièrement instable pour le football français. Entre la crise du Covid-19 et l’effondrement des droits télévisés avec l’épisode Mediapro, la situation économique de nombreux clubs devient extrêmement fragile.

Face aux critiques régulièrement entendues sur son passage dans le Forez, Claude Puel estime aujourd’hui qu’une partie du contexte a été oubliée.

« Ma mission était de créer des actifs pour sauver le club »

Dans son intervention, l’ancien entraîneur stéphanois insiste sur ce qu’il considère comme sa mission principale : assurer la stabilité économique du club avant même l’aspect purement sportif.

« Quand j’arrive, le club est en grosse difficulté financière (...) ma mission était d’essayer de créer des actifs et générer des fonds pour le club », explique-t-il.

Pour lui, le développement des jeunes joueurs a joué un rôle déterminant dans cette stratégie. Puel considère même que les ventes réalisées ont permis à l’ASSE d’éviter une situation bien plus critique : « Grâce à ces jeunes, Saint-Étienne a pu se maintenir d’un point de vue administratif. Son futur était davantage dans la lignée de Bordeaux. »

S’il reconnaît ne pas avoir totalement rempli sa mission, l’ancien technicien des Verts regrette surtout de ne pas avoir eu le temps d’aller au bout du processus engagé : « J’ai rempli une moitié de ma mission (...) il manque le fait de ne pas avoir pu boucler jusqu’au bout le maintien de l’ASSE. »

Une sortie qui intervient à quelques heures d’une opposition particulière face à son ancien club, et qui a surtout le mérite de rouvrir un débat toujours sensible chez les supporters stéphanois. Claude Puel était-il le responsable des difficultés de l’ASSE ou simplement l’homme chargé d’assumer une situation déjà fragilisée ?

Source : Peuple-Vert.fr ; Nice-matin