La finale de Coupe de France perdue par Nice face à Lens (3-1) a déjà lancé le barrage contre l’ASSE. Sur RMC, Daniel Riolo et Walid Acherchour ont longuement évoqué la double confrontation à venir face aux Verts. Entre inquiétude mentale, pression immense et qualité individuelle niçoise, les deux consultants ont dressé un constat très clair avant Geoffroy-Guichard.
Malgré la défaite contre Lens au Stade de France, Daniel Riolo a estimé que Nice avait affiché un visage rassurant sur plusieurs séquences de la finale. Pour le journaliste de RMC, le niveau montré par les Niçois peut leur permettre de croire au maintien face à Saint-Étienne.
"Moi, quand je vois Nice ce soir, je me dis : OK, ils n'ont pas tout le temps affiché ce visage cette année. Évidemment, sinon ils ne seraient pas dans la mouise dans laquelle ils baignent en ce moment. Mais la semaine prochaine, si vous avez ce visage, cette détermination..."
Un constat partagé en partie par Walid Acherchour, qui estime lui aussi que l’effectif niçois reste largement capable de faire la différence face à l’ASSE.
« Normalement, ils doivent sortir Saint-Étienne »
Sur RMC, Walid Acherchour a même été très direct concernant l’écart théorique entre les deux équipes. "Au vu de ce qu'ils ont dans les crampons, normalement ils doivent sortir Saint-Étienne. Surtout qu’en plus, Saint-Étienne, moi je les ai vus contre Rodez, ce n’était vraiment pas dingue."
Le consultant a également salué la prestation du jeune Djibril Coulibaly, buteur face à Lens. "Pour moi il était même meilleur que Boudaoui. Je n’ai pas compris pourquoi c’est lui qui sortait et pas Boudaoui. Mais ça fait partie de la gestion de match un peu étonnante."
Une sortie qui montre aussi que certains choix de Claude Puel interrogent encore à Nice avant ce barrage décisif. On a notamment pu observer une scène de colère sur le banc niçois avec un Sofiane Diop hors de lui à sa sortie de la pelouse.
Riolo insiste sur l’aspect mental
Mais pour Daniel Riolo, le vrai sujet dépasse largement le terrain. Selon lui, le barrage contre l’ASSE se jouera avant tout dans les têtes. "Le problème, c'est que ça n'est pas que du foot. Là, c'est le mental."
Walid Acherchour a prolongé cette analyse en rappelant que Nice abordera ce barrage avec une énorme pression. "Là, ils avaient tout à gagner entre guillemets et là ils auront tout à perdre."
Les deux consultants ont notamment évoqué la fébrilité affichée récemment par Nice, notamment lors du nul contre Metz, où les Niçois avaient déjà semblé paralysés par l’enjeu.
"La trouille, c'est à quel moment qu'elle va arriver en fait", a même lancé Riolo.
L’ASSE se présente au barrage avec un rôle différent
Walid Acherchour a également souligné une différence importante entre les deux équipes. Selon lui, Saint-Étienne a déjà évacué une partie de sa pression après son succès contre Rodez.
"Saint-Étienne avait la trouille contre Rodez parce que c'était le match qu'ils ne devaient pas perdre par rapport au budget qu'ils avaient."
Autrement dit, la pression pourrait progressivement changer de camp avant cette double confrontation. Nice reste favori sur le papier, mais les Niçois savent désormais qu’un échec provoquerait une véritable catastrophe sportive. Dans ce contexte, le barrage entre l’ASSE et Nice s’annonce autant psychologique que footballistique.

