Arrivé à l’ASSE en 2016, Fabrice Di Natale vient de tirer sa révérence. L'intendant du club, aussi bien apprécié par les joueurs que par le staff, est revenu sur sa carrière au micro du Progrès.
Dans les coulisses du football professionnel, les trajectoires les plus discrètes s'avèrent souvent les plus cruciales. Et l'ASSE ne déroge pas à la règle. Fabrice Di Natale occupait une place centrale dans le quotidien de l'effectif professionnel de l'ASSE. L'intendant se souvient notamment de ce compliment de Mathieu Debuchy à son égard : "Tu sais ce qui est fabuleux, c’est qu’on est contents de venir te voir parce que tu rigoles et tu donnes envie d’être là."
En dix ans de quotidien chez les Verts, les souvenirs se sont empilés jusqu’au plafond.
Les coups de dés qui l'ont guidé à l'ASSE
L'aventure a pourtant débuté par hasard. Responsable d'un magasin sur Avignon, puis éducateur et entraîneur de football, Fabrice Di Natale a traversé mille vies avant d'être l'homme de l'ombre à l'ASSE. Des ados croisés sur les terrains d'Avignon qui s'appellent Briançon ou Cardona, une simple panne de train lui fait rencontrer Gilles Villeneuve, point de départ d'une série de coïncidences heureuses. Sans elle, pas de stages de football dans le District ligérien, ni d'aventure à l'OM, où il chapeautera les stages de football puis les matchs amicaux pendant sept ans.
Le hasard récidive lors de la tournée des Verts à La Réunion en 2008, où il croise Roland Romeyer. De cette rencontre, il participe à l'organisation d'un amical entre l'ASSE et Marseille en 2009.
Quelques années plus tard, le club le rappelle pour débuter l'aventure commune. Fabrice Di Natale raconte au micro du Progrès : "ça a duré deux minutes dans le bureau de Roland (Romeyer). J’avais fait tout un dossier, je me suis assis. Il y avait sa table ronde, son bureau plus loin. Il y va et dit : “FX, prépare le contrat. C’est bon ? Allez, tu rejoins tout le monde.” L’aventure s’est faite comme ça."
Les clés de l'Etrat restées à Manchester
Dans les coulisses, Di Natale a tout connu ces dix dernières années. Aux côtés de Christophe Galtier, il a vécu de l'intérieur le choc face au Manchester United de José Mourinho en février 2017. "Manchester, c’était grandiose", résume-t-il au micro du Progrès, avant d'en livrer les coulisses.
"Sur ce match, j’avais mes clés et je portais des malles et au fur et à mesure mes clés tombaient. Fred (ndlr : Frédéric Emile, intendant du club) se demandait ce que c’était et quand on est arrivés, je me suis demandé où étaient mes clés, elles étaient restées à Manchester. C’était tous les pass et toutes les portes au club, j’avais fait comme le Petit Poucet (rires)."
L'esprit tranquille pour le nouveau projet de l'ASSE
S'il s'apprête à clore ce chapitre de sa vie, Fabrice Di Natale a déjà vécu deux saisons sous Kilmer Sports. Le désormais stéphanois a confiance en leur gestion.
"L’arrivée de Kilmer Sports a été une bouffée d’air frais pour tout le monde et je crois vraiment en leur projet", affirme-t-il, avant de tirer une conclusion sur son passage dans le Forez. "Honnêtement, c’était dix ans extraordinaires. (...) C’était un plaisir de croiser tous les salariés de ce club. Je n’aurais jamais imaginé que ça puisse être aussi fort et aussi grand."
