Face à Metz, l'ASSE a faillit sur le plan défensif. Les hommes d’Ian Cathro ont encaissé deux buts en moins de dix minutes. Mais cette contre-performance s’explique. Décryptage dans le dernier Sainté Night Club.

Quelques jours plus tard, les Stéphanois doivent encore s’en mordre les doigts. Pourtant, tout semblait plié à la 71e minute, quand Augustine Boakye scellait la deuxième réalisation de la rencontre.

Mais Abdourahmane Mbodji a douché les espoirs stéphanois (1-2, 79e), avant que Jessy Deminguet ne rétablisse l’égalité (2-2, 89e).

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La faillite défensive de l'ASSE à relativiser

La fragilité défensive n’est pas totale. " Il y a eu quelques ajustements tactiques de la part d’Ian Cathro, rappelle Hervé, chroniqueur pour le Sainté Night Club. Avec le retour de Ben Old dans le onze, le repositionnement de Maxime Bernauer, et un Le Cardinal en difficulté en fin de match."

D’autant que le FC Metz avait les arguments pour faire plier l’ASSE, souligne Romain, rédacteur et chroniqueur pour Peuple Vert : " Il y avait un pressing intense, très agressif. Les Stéphanois n’ont pas les ressources pour tenir aussi longtemps."

 ... et légitime avant la trêve ?

Perdre deux points juste avant la pause n’est pas anodin. Après un mois et demi à haute intensité, les joueurs de Cathro montrent des signes d’essoufflement. " Peut-être que tout le monde est en train d’avaler sa trompette," estime Hervé. " Peut-être que la préparation estivale a été conçue en tenant compte de cette trêve. Peut-être aussi que l’ASSE a placé la barre trop haut dès le départ. Et puis, les joueurs n’ont pas peur d’aller au combat, de disputer les seconds ballons."

Rien à voir, en tout cas, avec l’ASSE version Eirik Horneland, analyse Romain : " On voyait vite un déséquilibre dès que le jeu se renversait. Avec Ian Cathro, on arrive à jouer bloc bas, on gagne nos duels." Et si Julien Le Cardinal souffre " un peu plus" ces dernières semaines, la charnière défensive affiche une sérénité nouvelle. " On est quand même beaucoup moins en panique. Avant, on avait l’impression que tout pouvait basculer à tout moment."

Larsonneur englué dans une spirale négative ?

Gautier Larsonneur cristallise les tensions. En difficulté depuis le début de saison, le portier ne parvient pas à inverser la tendance. " Je pense que c’est un gars qui est grillé mentalement," estime Romain. " Le club a sous-estimé l’impact mental et la fatigue accumulée. Jouer à Sainté pendant trois ans, encaisse 77 buts en Ligue 1… Au quotidien, ça doit être très, très dur."

Le gardien peine à retrouver ses repères. Une situation d’autant plus complexe que passer d’une défense " torpillée toutes les trois minutes" à des matchs mieux maîtrisés change la donne. Gros travailleur, " hyperactif" et parmi " les premiers à l’entraînement", selon Romain, seul le travail pourra le sortir de cette spirale.

Malgré ce match en dents de scie, les Verts conservent la première place en Ligue 2. Une preuve que, malgré les erreurs, le collectif tient le cap.