L’ASSE déçoit après Nancy (1-1). Malgré un point ramené de Marcel-Picot, la prestation des Verts interroge. Entre domination stérile et manque de rythme, les critiques tombent.

L’AS Saint-Étienne avait pourtant une belle occasion de confirmer après sa démonstration face à Annecy. Mais sur la pelouse de Nancy, les hommes de Philippe Montanier ont livré une copie bien terne. Une possession écrasante (67 %) et un volume de passes impressionnant (585), mais pour quel résultat ? Très peu de danger, peu de mouvement, et surtout une impression persistante d’ennui.

Dans sa chronique pour Le Progrès, l’ancien défenseur stéphanois et consultant BeIN Sports, Guillou, n’a pas mâché ses mots. Il décrit une équipe qui « explore les limites de l’ennui sans jamais les dépasser ». Une formule forte qui résume parfaitement le ressenti global. Le jeu stéphanois, trop scolaire, manque cruellement de folie. La circulation du ballon est propre, mais elle ne sert pas un projet offensif clair.

Une possession stérile qui inquiète

Ce match à Nancy illustre un mal récurrent : confondre maîtrise et léthargie. Les Verts ont monopolisé le ballon, sans jamais accélérer. Résultat : un rythme faible, presque soporifique. Guillou compare même cette prestation à « un cours de yoga collectif avec ballon ». Une image qui en dit long.

Face à une équipe nancéienne pourtant loin d’être flamboyante, l’ASSE n’a jamais vraiment pris le contrôle émotionnel du match. Pire, ce sont les locaux qui ont semblé les plus entreprenants. Une situation frustrante pour un prétendant à la montée.

Dans ce contexte, seuls quelques éclairs ont permis d’éviter le pire. Le duo Cardona / Stassin a apporté un semblant de vie dans une rencontre figée. Sans eux, la soirée aurait pu tourner à la correctionnelle.

ASSE : un avertissement sans frais pour Montanier

Au final, les Verts repartent avec un point. Un moindre mal. Il y a encore quelques semaines, ce type de prestation aurait sans doute débouché sur une défaite. Mais ce résultat ne doit pas masquer les lacunes.

Le message de Guillou est clair : attention à ne pas tomber amoureux de sa propre maîtrise. Le costume de favori ne suffit pas. Il faudra « cravacher » dans les semaines à venir.

Car derrière cette équipe en construction, les attentes sont élevées. Le projet porté par le nouveau triumvirat doit mener l’ASSE vers l’Europe à moyen terme. Mais pour y parvenir, il faudra montrer autre chose que du contrôle sans intensité.

La vérité du football reste immuable : un match ne fait pas une saison. Mais celui-ci agit comme un signal d’alerte. À force de jouer sans rythme, les Verts pourraient se réveiller trop tard.

Et dans un championnat aussi exigeant que la Ligue 2, le moindre relâchement peut coûter cher.