Dans "Temps additionnel", Bernard Caïazzo affiche sa confiance envers les nouveaux dirigeants de l’ASSE. L’ancien président stéphanois soutient plusieurs décisions prises depuis l’arrivée de Kilmer Sports Ventures, notamment dans l’organisation sportive et la structuration du club.
Bernard Caïazzo ne cache pas son optimisme concernant l’avenir de l’ASSE sous l’ère Kilmer Sports Ventures. Dans son livre, l’ancien dirigeant affirme que le club possède désormais un actionnaire capable d’installer durablement Saint-Étienne parmi les places fortes du football français. Il insiste notamment sur la puissance financière de Larry Tanenbaum, qu’il juge supérieure à celle de nombreux clubs de Ligue 1. Mais au-delà de l’aspect économique, Caïazzo met aussi en avant les premiers changements structurels engagés depuis la reprise du club. Selon lui, l’ASSE avait accumulé plusieurs lacunes importantes ces dernières années, particulièrement dans l’organisation interne et le recrutement. Il estime donc que la nouvelle direction a rapidement identifié les priorités afin de moderniser le fonctionnement du club.
Caïazzo soutient la nouvelle organisation de l’ASSE
Dans son analyse, Bernard Caïazzo insiste sur les évolutions engagées autour du recrutement et du scouting. L’ancien président affirme que les erreurs accumulées entre 2016 et 2022 ont coûté très cher à l’ASSE, avec plus de 70 millions d’euros de manque à gagner selon lui. Il considère donc l’arrivée d’une nouvelle cellule de scouts internationaux comme une décision indispensable. Caïazzo salue aussi le renforcement des services marketing et financiers du club. Il explique avoir recommandé aux nouveaux propriétaires de porter une attention particulière à la structure interne afin d’éviter les dysfonctionnements du passé. Pour lui, l’ASSE souffrait depuis plusieurs saisons d’un manque d’organisation et de visibilité dans certains secteurs stratégiques. Il estime désormais que le club avance "étape par étape" vers un modèle plus solide et plus cohérent.
Philippe Montanier validé par Bernard Caïazzo
L’ancien président évoque également plusieurs choix sportifs récents opérés par Kilmer. Il cite notamment l’arrivée de Philippe Montanier, qu’il considère comme un entraîneur reconnu pour sa qualité de travail et son expérience. Caïazzo explique avoir alerté les nouveaux dirigeants sur les limites de l’ancien coach norvégien Eirik Horneland dans la course à la montée. Selon lui, cette analyse reposait sur des critères tactiques et psychologiques, pas sur des considérations personnelles. Il affirme aujourd’hui que le changement d’entraîneur était nécessaire pour permettre à l’ASSE de retrouver une dynamique plus favorable. Plus largement, Bernard Caïazzo estime que Larry Tanenbaum et Ivan Gazidis possèdent les compétences pour remettre durablement le club sur les bons rails. Il reconnaît que des périodes difficiles pourront encore exister, mais il considère que l’ASSE dispose enfin d’une structure capable de soutenir ses ambitions sportives sur le long terme.
