L'ASSE a laissé filer deux points à Metz au terme d'un scénario frustrant. Dos à dos à la pause, les Verts ont pris les devants, avant d'être rattrapés. Les choix de Ian Cathro alimentent notamment les débats. Décryptage dans le dernier Sainté Night Club.

Les Stéphanois sont rentrés bredouilles de Saint-Symphorien. Bousculée par les Messins dans le premier acte, l'ASSE a ensuite inversé le rapport de force. "Petit à petit, on était en train de prendre le pas sur cette équipe de Metz", observe Hervé, chroniqueur pour Peuple Vert.

Une progression qui s'est matérialisée après la pause avec deux buts inscrits coup sur coup. Saint-Étienne semblait avoir réussi à faire le plus difficile. Mais elle n'a pas verrouillé un résultat qui lui tendait les bras, en concédant deux buts en moins de dix minutes (2-2).

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Un nul au goût de défaite qui reste toutefois à relativiser. "Avant le match, j'aurais signé pour ce point du nul", avoue Romain, rédacteur et chroniqueur pour Peuple Vert. D'autant qu'en face, "ils n'ont aucune certitude sur leur jeu. Ils ont fait du kick and rush et ça a fini par payer."

Les choix de Cathro interrogent

La composition de départ pouvait susciter quelques interrogations. Les retours de Ben Old à gauche et de Maxime Bernauer dans l'entre-jeu, ainsi que la titularisation de Thierno Ballo en attaque, au détriment de Zuriko Davitashvili, posent question.

Mais ces choix répondent  aussi à une logique de gestion du groupe. "Remettre Ben Old arrière gauche, c'est du management. La titularisation de Bernauer également. On a bien compris qu'il faisait partie des leaders de ce groupe." Le retour de Breum semblait encore plus évident. "Ça fait partie des meilleurs joueurs de l'équipe", souligne Romain.

En revanche, la présence de Zuriko Davitashvili sur le banc a constitué un choix beaucoup plus fort. Le Géorgien possède une capacité à faire des différences que peu de joueurs ont dans cet effectif.

Davitashvili plutôt que Ballo à la pointe de l'ASSE ?

La titularisation de Thierno Ballo fait néanmoins débat."Lorsqu'il n'est pas décisif, je le trouve plutôt transparent dans le jeu", analyse Hervé. Un constat à nuancer, alors que l'Autrichien a déjà inscrit deux buts et délivré deux passes décisives.

Le rôle de Zuriko Davitashvili s'inscrit plutôt dans un autre registre, affirme Romain. "Ballo, avec Cardona, court beaucoup durant 90 minutes. Alors que le Géorgien demande un peu plus dans les pieds. D'ailleurs, on l'a vu, dès qu'il est rentré." Plus à l'aise lorsqu'il peut faire parler sa qualité technique, Zuriko Davitashvili est capable de créer sur une inspiration.

La bonne nouvelle pour l'ASSE se trouve peut-être justement là. Ian Cathro dispose de plusieurs options pour changer le visage d'une rencontre. Une profondeur offensive qui permet même aux Verts de laisser Zuriko Davitashvili sur le banc. « C'est un problème de riche », résume Romain. À Saint-Étienne désormais de transformer cette concurrence en résultats.

Ligue 2 : L'ASSE concède un match nul à Metz (2-2) mais reste LEADER !