En confiant son banc à Ian Cathro après la courte parenthèse Philippe Montanier, l'ASSE confirme sa préférence pour les techniciens étrangers. Un choix représentatif en France, où le savoir-faire tricolore peine désormais à convaincre.
Depuis l'arrivée de Kilmer Sports Ventures à l'ASSE, les dirigeants privilégient systématiquement les profils étrangers pour l'équipe première.
Ivan Gazidis et Huss Fahmy ont d'abord composé avec Olivier Dall'Oglio, hérité de l'ancienne direction. Mais au moindre faux pas, ils l'ont remplacé par Eirik Horneland, qui n'avait alors fait ses preuves qu'à Brann.
Après l'échec du Norvégien, l'ASSE s'est rabattue sur Philippe Montanier en février 2026, avant de le remplacer quatre mois plus tard par Ian Cathro. Bien que le technicien français cochait plusieurs cases, la direction a une fois de plus tranché en faveur de la piste étrangère.
Un phénomène qui s'inscrit au-delà de l'ASSE
Une tendance qui se généralise en France. Aujourd'hui en Ligue 1, seulement un entraîneur sur deux est Français.
Un phénomène lié à la généralisation des capitaux étrangers en France selon Philippe Montanier au micro de France Info.
"En France, ce sont les capitaux étrangers qui détiennent les clubs, et qui naturellement se tournent vers des staffs et des joueurs étrangers, peut-être par affinité, par habitude de travail aussi.
"C'est à nous de peut-être rayonner un peu plus"
Pour autant, l'ancien entraîneur de Toulouse ou du Stade Rennais défend la qualité des tacticiens tricolores. "Mais quand on regarde de près les entraîneurs français, il y a un vrai savoir-faire mais, direct, nos actionnaires étrangers ont moins confiance."
"En observant le succès de Régis Le Bris à Sunderland, ou de Pierre Sage arriver en Premier League, il ne faut pas que l'on s'obstine à être contre les actionnaires car c'est eux qui sont propriétaires, ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent."
Plutôt que de subir ce constat, Philippe Montanier invite ses confrères à s'expatrier. "C'est à nous de peut-être rayonner un peu plus, et peut-être qu'en s'expatriant, en se faisant connaître à l'étranger, les fonds étrangers seront plus attirés par l'idée de mettre des entraîneurs français dans leur club français."
