La première victoire de l'ASSE à domicile rassure. Face à Clermont, et malgré une fin de match tendue, les Stéphanois ont répondu présents en enchaînant une deuxième victoire consécutive. Décryptage dans le dernier Sainté Night Club.
Toujours invaincus, les Verts réalisent un début de saison canon. Face à Sochaux, Saint-Étienne a rapidement imposé son rythme, avant de maîtriser, contre Clermont, une équipe pourtant rôdée à la Ligue 2.
"Le fait d'enchaîner deux victoires et d'inscrire six buts, ça prouve que nous ne manquons pas notre début de saison", analyse Gabriel, rédacteur et chroniqueur pour Peuple Vert.
L'ASSE fait plier Clermont au sang-froid
À Geoffroy-Guichard, les Stéphanois n'ont laissé aucune chance à leur adversaire du soir. Dès le coup d'envoi, "Clermont ne sort pas du tout de son camp et se retrouve étouffé par un pressing très intense", a observé Gabriel.
La sortie sur blessure de João Ferreira, victime d'un violent choc à la tête, a toutefois créé un léger flottement chez les Verts. "La blessure de Ferreira nous a fait du mal, parce qu'elle a incité un triple changement, détaille Sylvain. Pedro est passé arrière droit, Bernauer est passé arrière gauche et il y a eu l'entrée de Svetlin. Il y a eu de la désorganisation au niveau du pressing derrière."
Mais les hommes de Ian Cathro ont su maintenir le rythme malgré ce léger trou d'air. Vingt minutes plus tard, Irvin Cardona trompait Théo Guivarch pour la balle du 1-0.
Pour l'emporter, Saint-Étienne s'est notamment appuyé sur un Jakob Breum très remuant. Précieux par ses multiples appels, le Danois a mis le feu à la pelouse du Chaudron pendant les 90 minutes de jeu avec, à la clé, sa deuxième réalisation sous la tunique verte. "C'est le maestro, c'est lui qui dicte le jeu", assure Gabriel. "Techniquement, tu sens qu'il est bien au-dessus de la mêlée", conclut Gabriel.
Des promesses et des réglages toujours en cours
Cette deuxième victoire consécutive ne ment pas. Le jeu prôné par Ian Cathro s'installe de mieux en mieux du côté des Verts. Quelques axes d'amélioration demeurent toutefois, à commencer par un démarrage encore un peu lent.
"Le problème avec Duffus, c'est que c'est un joueur qui marche à la confiance, note Sylvain. Quand il ne l'a pas, au regard de son bagage technique limité, il est très exposé. Il visait une place dans le onze cette saison et le décalage avec son temps de jeu crée une vraie déception."
Autant de réglages à effectuer pour transformer ces prémisses prometteuses en une mécanique parfaitement huilée.
