Le climat continue de se tendre autour du barrage entre l’ASSE et Nice. Selon Nice-Matin, l’OGC Nice a officiellement menacé la LFP d’engager des poursuites judiciaires si certains internationaux venaient à manquer la double confrontation face à Saint-Étienne. Le club azuréen dénonce une atteinte au principe "d’équité sportive".

La tension monte encore d’un cran avant le barrage entre Nice et l’ASSE. Dans un courrier recommandé adressé à Vincent Labrune, président de la Ligue de football professionnel, le vice-président délégué niçois Maurice Cohen s’en prend directement à la programmation décidée par la LFP.

Le club azuréen reproche à l’instance d’avoir placé deux matches cruciaux pour le maintien en Ligue 1 en pleine fenêtre internationale FIFA. Une situation que Nice juge totalement prévisible depuis plusieurs semaines.

Dans ce courrier révélé par Nice-Matin, le Gym évoque une "position d’extrême difficulté sportive, organisationnelle et économique" causée par ce calendrier.

Nice menace désormais de saisir la justice

Le ton employé par les dirigeants niçois apparaît particulièrement ferme. Toujours selon Nice-Matin, le club indique que si un seul international venait à manquer les barrages contre l’ASSE, il se réserverait le droit "d’engager toute procédure utile" devant les juridictions nationales et internationales.

Nice considère que cette situation crée une rupture claire d’équité sportive dans une compétition aussi importante. "Il apparaît particulièrement contestable que des rencontres conditionnant le maintien d’un club en Ligue 1 aient été programmées à des dates exposant certains clubs à la perte d’une partie substantielle de leur effectif professionnel", écrit notamment Maurice Cohen.

Le club azuréen estime également que la concomitance entre les barrages et la période internationale FIFA était connue de longue date.

Une dérogation refusée par la FIFA

La LFP avait pourtant tenté d’anticiper le problème. Toujours selon les informations relayées par Nice-Matin, une demande de dérogation aurait été adressée à la FIFA dès le 5 mai. L’objectif était de permettre aux internationaux concernés de participer malgré tout au barrage.

Mais la réponse de la FIFA, tombée le 19 mai, a été négative.

Depuis, Nice doit négocier individuellement avec les différentes fédérations afin d’obtenir la présence de ses joueurs. Certains dossiers avancent positivement. La Côte d’Ivoire a déjà accepté de laisser Elye Wahi disputer le match retour, lui qui sera suspendu à l’aller.

D’autres situations restent toutefois plus complexes. La Tunisie n’aurait pas encore donné son accord pour Ali Abdi. L’Algérie pourrait accepter de libérer Hicham Boudaoui, mais uniquement si tous les internationaux niçois obtiennent le même traitement.

Un contexte de plus en plus explosif

Cette sortie du Gym ajoute encore un peu plus de pression autour d’un barrage déjà très tendu. Entre la défaite en finale de Coupe de France contre Lens, les sanctions disciplinaires après les incidents récents à l’Allianz Riviera et désormais ce conflit avec la LFP, Nice aborde cette double confrontation dans un climat extrêmement lourd.

Selon Nice-Matin, certains dirigeants niçois n’excluraient même plus en privé l’hypothèse d’un boycott de cette fin de compétition si la situation venait à se dégrader davantage.

À quelques jours du match aller à Geoffroy-Guichard, le barrage entre l’ASSE et Nice prend désormais une dimension largement supérieure au simple cadre sportif.