Les incidents de dimanche soir à l'Allianz Riviera pourraient rebattre les cartes du barrage retour entre Nice et l'ASSE. Le président Jean-Pierre Rivère a lui-même ouvert la porte à un huis clos le 29 mai. Un scénario inédit qui changerait le contexte de la double confrontation pour les Verts.
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Rivère l'avoue, le huis clos est possible pour Nice
Au coup de sifflet final du match nul contre Metz (0-0), des supporters niçois ont envahi la pelouse et envoyé des fumigènes en direction de la tribune présidentielle. Une soirée noire qui pourrait avoir des conséquences directes sur le barrage retour du 29 mai. Interrogé sur Ligue 1+ dans la foulée, le président de l'OGC Nice n'a pas écarté l'hypothèse : « Peut-être que les incidents vont nous amener à jouer à huis clos, on verra bien. »
La LFP devra se prononcer rapidement. Si la sanction tombe, le barrage retour se disputerait sans supporters niçois à l'Allianz Riviera, dans un stade qui n'a de toute façon plus enregistré la moindre victoire à domicile depuis le mois de novembre.
Rivère comprend la colère, déplore les débordements
Le président du Gym a tenté de marcher sur une ligne fine dimanche soir. D'un côté, il dit comprendre la frustration des supporters face à une saison catastrophique. De l'autre, il ne cautionne pas ce qu'il s'est passé après le coup de sifflet : « Je déplore la fin, ce qu'il s'est passé. Quand on supporte une équipe, on doit le faire jusqu'au bout, après on aura le temps d'avoir toutes les critiques du monde. »
Rivère a appelé à l'union sacrée pour les deux prochaines semaines, tout en reconnaissant l'amertume de la situation : « Quand je vois cette fin de match, c'est dommage. » Un discours de rassemblement difficile à tenir quand le club vient de terminer 16e après avoir joué les qualifications de la Ligue des champions en début de saison.
Nice : La Coupe de France reléguée au second plan
Rivère a également tranché sur la question de la priorité entre la finale de Coupe de France contre Lens vendredi et le barrage contre Saint-Étienne. Le message est limpide : « La Coupe de France ne devient plus du tout prioritaire. » Avant d'enfoncer le clou : « Le plus important c'est de rester en Ligue 1, il reste deux matches pour ça, il va falloir montrer un tout autre état d'esprit, une autre attitude. »
Nice ira à la finale de vendredi, mais la tête sera déjà ailleurs. Pour les Verts, qui observent la situation niçoise depuis Sainté, ce contexte est à double tranchant : un adversaire fragilisé mentalement et organisationnellement, mais aussi une équipe qui n'aura plus rien à perdre une fois la Coupe jouée.
Un barrage à huis clos : aubaine ou piège pour l'ASSE ?
Si la commission de discipline confirme le huis clos pour le retour, l'Allianz Riviera perdrait un atout restant : le soutien de son public. Pour des Verts qui ont arraché leur qualification contre Rodez dans une atmosphère bouillante à Geoffroy-Guichard, jouer le match retour dans un stade silencieux pourrait être un avantage. Toutefois, Nice n'y arrive pas devant son public. A huis clos, ils pourraient être plus à l'aise. Rien n'est figé. A suivre.

